Agenda du congrès

Cliquez ci-dessous pour consulter l'horaire des séances simultanées de recherche et de formation, le vendredi 2 juin et le samedi 3 juin.

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Le vendredi 2 juin

Séances 1 : 10 h 45 à 12 h 15

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I-A : Rémunérations des cadres # 1 : (Salle St-Lambert)

Capital social et rémunération des chefs de la direction : l’incidence de la dépendance à l’égard des ressources par rapport à celle du respect

Auteurs : Hong Fan*, Russell Fralich

Intervenant : Zvi Singer

Les auteurs cherchent à établir la différence entre l’incidence des liens qu’entretiennent les chefs de la direction avec deux institutions gouvernementales chinoises — le Congrès national du peuple et la Conférence consultative politique du peuple chinois — sur la rémunération des chefs de la direction dans les sociétés chinoises cotées en bourse. À l’aide de données d’archives provenant des 200 entreprises les plus importantes appartenant à l’État et des 200 principales sociétés faisant appel public à l’épargne de source privée en Chine entre 2003 et 2014, les auteurs constatent que la rémunération des chefs de la direction affiliés au Congrès national du peuple est plus élevée, mais que l’affiliation à la Conférence consultative politique du peuple chinois n’a pas d’incidence sur leur rémunération. Les liens des membres externes du conseil d’administration avec le Congrès national du peuple réduisent le supplément de salaire associé à l’affiliation des chefs de la direction au Congrès national du peuple.

Rémunération de l’équipe de haute direction, positionnement stratégique et efficacité concurrentielle des entreprises

Auteurs : Mark C. Anderson, Yan Ma*, Won-Yong Oh, Rong Zhao

Intervenant : Michel Sayumwe

Les auteurs se demandent comment la structure de rémunération de l’équipe de haute direction influe sur l’efficacité concurrentielle d’une société dans le contexte de l’application de différentes stratégies. Ils décrivent la structure de rémunération de l’équipe de haute direction en fonction de deux dimensions : l’échelon de rémunération du chef de la direction et le degré de dispersion salariale parmi les membres de l’équipe de cadres supérieurs relevant du chef de la direction. En utilisant la typologie stratégique de Miles et Snow, ils constatent que la relation entre l’échelon de rémunération du chef de la direction et l’efficacité concurrentielle est plus positive dans le cas des sociétés qui adoptent la stratégie du prospecteur que dans celui des sociétés qui adoptent la stratégie de l’analyste. Ils constatent également qu’une plus grande dispersion salariale chez les membres de l’équipe de cadres supérieurs relevant du chef de la direction est plus néfaste tant pour les sociétés adoptant la stratégie du prospecteur ou du défenseur que pour celles qui adoptent la stratégie de l’analyste.

Avantages accessoires offerts aux chefs de la direction au Canada, 1971–2008 : certes plus qu’une simple largesse

Auteurs : Lisa Baillargeon*, Patrice Gélinas

Intervenante : Kim Trottier

Les auteurs analysent les données du marché canadien relatives aux avantages accessoires dont bénéficient les chefs de la direction, colligées par un grand cabinet d’experts-conseils pour la période s’échelonnant de 1971 à 2008. Les avantages accessoires sont l’un des éléments de la rémunération totale les moins traités dans les publications de recherche portant sur la rémunération des cadres. Le peu de documentation sur le sujet pourrait être attribuable à la communication relativement récente de données limitées par les entreprises en ce qui a trait aux avantages accessoires dont bénéficient les chefs de la direction, ainsi qu’à la modeste valeur monétaire des avantages accessoires comparativement aux autres éléments de la rémunération totale des chefs de la direction. Les données recueillies par les auteurs confirment une importante évolution dans les pratiques au chapitre des avantages accessoires offerts aux chefs de la direction au cours de la période étudiée. Conformément à un nouveau corpus de travaux, la présente étude accrédite empiriquement l’hypothèse selon laquelle les avantages accessoires dont bénéficient les chefs de la direction ne sont pas uniquement la conséquence d’un problème de délégation. Les résultats obtenus par les auteurs laissent croire que les avantages accessoires peuvent également servir un but légitime de l’entreprise, créateur de valeur pour les actionnaires.

I-B : Responsabilité sociale de l'entreprise # 1 : (Salle St-Laurent) Modératrice : Camélia Radu

Limites de l’assurance hors marché : analyse textuelle de l’incidence de la responsabilité sociale de l’entreprise sur l’opinion des médias

Auteurs : Abhilash Sreekumar Nair, Suresh S. Kalagnanam*

Intervenant : Yue Li

Les auteurs se demandent si les parties prenantes secondaires perçoivent l’assurance hors marché que peuvent procurer les activités liées à la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), en présence d’événements négatifs au chapitre de l’intégrité. Ils posent l’hypothèse de l’existence d’une relation négative entre la cote d’opinion nette négative de l’entreprise et ses investissements dans la RSE, et entre la cote d’opinion de l’entreprise et plusieurs des caractéristiques de cette dernière. Or, les résultats de l’étude démontrent l’existence d’une relation positive entre les déboursés relatifs aux activités de RSE et la cote d’opinion (nette) négative, ce qui est contraire à l’hypothèse de la relation inverse et, par conséquent, à l’effet d’assurance hors marché des activités liées à la RSE. Ces observations semblent indiquer que les activités de RSE n’ont pas le pouvoir de faire contrepoids à la réputation négative que confèrent à l’entreprise des événements négatifs au chapitre de l’intégrité.

Cette séance est gracieusement soutenue par la Chaire de gouvernance d’entreprise Stephen A. Jarislowsky dirigée par Michel Magnan, École de gestion John-Molson, Université Concordia, et la Chaire de gouvernance Stephen A. Jarislowsky dirigée par Claude Francoeur, HEC Montréal.

 

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Les sociétés fortement engagées en matière de responsabilité sociale de l’entreprise préfèrent-elles la communication moins fréquente d’information financière ?

Auteurs : Lisa Goh, Yue Li*, Feng Tang

Intervenante : Claire Deng

Les auteurs se demandent si les sociétés soutenant le développement durable choisissent d’abandonner la publication trimestrielle d’information financière facultative à la suite du changement de régime d’information en Europe, en 2013. Ils avancent que l’engagement des sociétés à l’égard du développement durable témoigne du rejet par la direction des stratégies à courte vue. Ainsi, les sociétés qui font preuve d’un ferme engagement à l’égard de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) réduiraient la fréquence de publication d’information financière afin de dissuader les investisseurs de privilégier la perspective à court terme. Les résultats de l’étude montrent que les sociétés dont la performance est supérieure en matière de RSE sont davantage susceptibles de renoncer à la publication trimestrielle facultative de rapports de gestion intermédiaires. Les observations des auteurs semblent indiquer que la performance en matière de RSE témoigne de la perspective à long terme dans laquelle l’entreprise envisage ses investissements et que l’intérêt de la direction pour le développement durable influe sur la décision des entreprises en ce qui a trait à la fréquence de la publication d’information financière.

 

This session is generously sponsored by

the Stephen A. Jarislowsky Chair in Governance held by Claude Francoeur, HEC Montréal

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the Stephen A. Jarislowsky Chair in Corporate Governance held by Michel Magnan, John Molson School of Business, Concordia University

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Performance des sociétés cotées aux États-Unis ayant leur siège social dans un paradis fiscal en matière de RSE

Auteur : Dongyoung Lee

Intervenant : Joseph P. Faello

L’auteur se demande si les sociétés cotées aux États-Unis ayant leur siège social dans un paradis fiscal mènent davantage ou moins d’activités liées à la responsabilité sociale de l’entreprise. Il constate que la performance des sociétés en matière de RSE est relativement plus faible dans le cas des sociétés ayant leur siège social dans un paradis fiscal que dans celui des sociétés similaires dont le siège social n’est pas établi dans un paradis fiscal. De piètres relations avec les parties prenantes au sein de la collectivité sont aussi le principal inducteur du lien négatif entre la performance d’une société en matière de RSE et la présence d’un siège social dans un paradis fiscal étranger. Les constats de l’auteur indiquent que, lorsque leur contribution en impôts versés est faible, les sociétés ratent ainsi en grande partie l’occasion de contribuer socialement à l’essor de l’ensemble de la collectivité, bien qu’elles puissent en tirer des avantages possiblement supérieurs au chapitre des économies fiscales réalisées à l’étranger.

 

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I-C : Fiscalité # 1 : (Salle St-Michel)

L’interaction de l’équité distributive et de l’équité procédurale sous l’angle de la conformité et de la légitimité fiscales

Auteurs : Jonathan Farrar, Morina Rennie* et Linda Thorne

Intervenant : Mark C. Anderson

L’équité distributive et l’équité procédurale influent, croit-on, sur la conformité des particuliers aux exigences des autorités (Tyler, 1990, 2006), notamment des autorités fiscales (Wenzel, 2002). Ni la documentation fiscale ni celle qui porte plus largement sur l’équité n’a produit de données empiriques claires en ce qui a trait à la mesure de l’interdépendance de ces dimensions dans l’incidence qu’elles ont sur les évaluations des contribuables en matière de conformité. Les autorités doivent comprendre cette interdépendance : la mesure dans laquelle il est possible de coordonner les stratégies favorisant la conformité au moyen de l’équité en dépend. Dans leur expérience, les auteurs explorent la relation entre l’équité distributive et l’équité procédurale, ainsi que leur incidence sur la conformité et la légitimité fiscales, en étudiant le cas de 389 contribuables américains adultes. Dans leur ensemble, les résultats de l’étude donnent à penser que l’équité distributive et l’équité procédurale influent de manière indépendante et sans interaction sur les intentions de conformité des contribuables. Ils constatent également que la légitimité sert de médiateur dans la relation entre chaque type d’équité et de conformité.

Tendance à la baisse des taux effectifs d’impôt déboursé

Auteurs : Alexander S. Edwards*, Adrian Kubata

Intervenant : Shahid Ali Khan

Les auteurs expliquent la tendance à la baisse des taux effectifs d’impôt déboursé précédemment observée par Dyreng et al. (2016) en posant une fonction fiscale linéaire de régression des impôts déboursés sur le revenu avant impôts. Les fonctions fiscales linéaires établissent la distinction entre les taux effectifs moyens d’impôt déboursé et la propension marginale à imposer, soit le coefficient de pente du revenu avant impôts. L’intersection correspond à l’ampleur moyenne de l’ensemble des incidences sur les impôts déboursés au cours de la période qui ne dépendent pas du revenu avant impôts de l’exercice. Étant donné que les taux effectifs d’impôt déboursé et la propension marginale à imposer sont « mécaniquement » reliés, les taux effectifs moyens d’impôt déboursé déclinent et convergent à la baisse vers la propension marginale à imposer. Les auteurs constatent que, pour l’échantillon utilisé par Dyreng et al. (2016), l’intersection de la fonction fiscale linéaire est positive et le revenu avant impôts affiche une croissance positive dans le temps. Ces résultats proposent à la diminution des taux effectifs d’impôt déboursé dans le temps une explication que ne fournissent pas les caractéristiques de l’entreprise ou les taux d’imposition étrangers.

Conséquences de la politique de dividendes et évitement fiscal

Auteurs : Mark C. Anderson*, Harun Rashid, Hussein A. Warsame

Intervenant : Alexander Edwards

Les auteurs cherchent à déterminer quel est le lien entre la politique de dividendes et les taux d’imposition effectifs (ETR), l’écart entre la valeur comptable et la valeur fiscale (BTD), les avantages fiscaux non constatés (UTB) et les conséquences de l’évitement fiscal telles que le règlement résultant de l’audit (AS) et les intérêts et les pénalités (IP) imposés par l’IRS. Ils constatent que la politique de dividendes est en relation positive (négative) marquée avec le BTD (BOOK-ETR) et les UTB, ce qui indique qu’elle peut inciter les gestionnaires à adopter une stratégie fiscale risquée. Les auteurs observent également que les versements de dividendes sont en relation positive tant avec l’AS qu’avec les IP découlant des audits fiscaux auxquels procède l’IRS, ce qui donne à penser que certaines portions des UTB découlant des dividendes ne sont pas durables. 

I-D : Les médias : (Salle St-Léonard) Modératrice : Louise Hayes

Les questions véhiculent-elles de l’information utile ? Une étude empirique des conférences téléphoniques

Auteurs : Chia-Chun Hsieh*, Kirill E. Novoselov, Xiaoquan (Michael) Zhang

Intervenant : Jean-François Henri

Les auteurs analysent les échanges délibératifs des conférences téléphoniques servant de tribune où des initiés et des experts sceptiques (les analystes financiers) échangent des opinions sur un réseau de communication à large bande. En s’appuyant sur la documentation relevant de l’économique relative à la communication d’information et sur les ouvrages relatifs à la délibération relevant des politiques d’intérêt public, les auteurs prédisent qu’une intensité de délibération anormalement élevée, à l’aune du nombre de questions des analystes ou du nombre d’échanges gestionnaire-analyste durant la conférence téléphonique, devrait être révélatrice de problèmes inattendus et devrait donc annoncer un rendement des actions anormalement faible, à court et à moyen terme, et une volatilité du rendement des actions anormalement élevée. Les résultats de cette étude empirique confirment les hypothèses.

La protection des « pandas géants » : la censure exercée par la Chine sur les mauvaises nouvelles

Auteurs : Ole-Kristian Hope*, Yi Li, Qiliang Liu, Han Wu

Intervenante : Louise Hayes

Les auteurs étudient la censure de la presse exercée par la Chine sur les nouvelles économiques à l’échelon des sociétés, les motivations sous-jacentes à l’exercice de cette censure et son incidence sur l’environnement d’information des sociétés. Les nouvelles censurées n’étant pas observables, les auteurs se penchent sur un cas rare où un grand nombre de sociétés ont été mises en cause dans un scandale de même nature. Ils étudient l’exercice de la censure en s’intéressant aux tendances marginales des journaux à rendre compte de la situation d’un groupe de sociétés présentant des problèmes de « tunnellisation » similaires. Les auteurs montrent que les autorités qui exercent la censure restreignent la diffusion des nouvelles relatives à la tunnellisation dans les sociétés appartenant à l’État. Parmi les sociétés possédant un niveau analogue d’actifs totaux, celles qui comptent un plus grand nombre d’employés sont davantage à l’abri. Pour des motifs de protection régionale, les services de publicité provinciaux suppriment les nouvelles négatives liées aux sociétés de leurs provinces respectives ou en reportent la diffusion, mais ils n’exercent qu’un contrôle modéré sur les nouvelles relatives aux sociétés des autres provinces. Les auteurs démontrent, preuves à l’appui, que les nouvelles concernant la tunnellisation mènent à des réactions négatives du marché et à l’accroissement du volume des opérations, conformément à l’idée selon laquelle les nouvelles qui survivent à la censure ont un contenu en information.

Les sociétés en situation de faillite sont-elles rapides à constater publiquement les mauvaises nouvelles ?

Auteurs : Jeffrey L. Callen, Mariem Khalifa*, Samir Trabelsi, Agnes Cheng

Intervenant :  Ole-Kristian Hope

Les auteurs se demandent si les gestionnaires de sociétés en situation de faillite sont davantage conditionnellement prudents dans l’information financière qu’ils communiquent que les gestionnaires de sociétés qui ne sont pas en situation de faillite. Ils analysent également les inducteurs d’écarts transversaux dans la prudence conditionnelle entre les sociétés en situation de faillite et celles qui ne le sont pas. À l’aide de modèles de régression avec changement de régime et diverses mesures de la prudence conditionnelle, ils obtiennent des résultats révélant que les sociétés en situation de faillite sont plus promptes à constater les mauvaises nouvelles que les bonnes nouvelles, comparativement aux sociétés qui ne sont pas en situation de faillite. En outre, le niveau plus élevé de prudence conditionnelle qu’affichent les sociétés en situation de faillite est principalement régi par le niveau supérieur de leur levier financier et de leur motivation à réduire les impôts. Les analyses transversales indiquent que ces résultats se maintiennent pour les sociétés ayant un levier financier plus élevé et des coûts fiscaux supérieurs. Ces résultats laissent croire que la tendance des gestionnaires des sociétés en situation de faillite à faire preuve d’une plus grande prudence peut découler du problème de délégation entre prêteurs et gestionnaires et des motivations à réduire l’impôt. Dans leur ensemble, les conclusions de l’étude donnent à penser que la prudence comptable présente un côté obscur puisqu’elle n’offre pas d’avantages aux sociétés menacées par la faillite.

I-E : Qualité de l'audit # 1 : (Salle St-Pierre)

Le rôle des Quatre Grands cabinets d’audit sur le marché primaire mondial : la qualité de l’audit revêt-elle le plus d’importance lorsque les investisseurs sont le moins protégés ?

Auteurs : Charles Shi, Inder Khurana*, Chenkai Ni

Intervenant : Kaleab Y. Mamo

Les auteurs, qui étudient un échantillon exhaustif de 14 029 premiers appels publics à l’épargne (PAPE) dans 37 pays au cours de la période s’échelonnant de 1995 à 2014, constatent que les PAPE soumis à l’audit des Quatre Grands cabinets d’audit sont sensiblement moins sous-évalués que ceux qui sont soumis à l’audit de cabinets n’appartenant pas à ce groupe. Observation plus importante encore, ils notent que l’incidence du recours aux services des Quatre Grands sur la sous-évaluation des PAPE se manifeste principalement dans le cas des PAPE des pays dont les régimes de protection des investisseurs sont déficients. Les constatations des auteurs étayent l’argument selon lequel les préoccupations des Quatre Grands cabinets d’audit à l’égard de leur réputation internationale les incitent à offrir des services d’audit de qualité supérieure et confirment que la qualité marginale de l’audit revêt une importance maximum sur les marchés des PAPE où les investisseurs sont le moins protégés. 

L’incidence des fonctions d’administrateurs externes des directeurs généraux et des directeurs financiers sur le choix des auditeurs et la qualité de l’audit

Auteurs : Jaeyoon Yu, Byungjin Kwak, Myung Seok Park,Yoonseok Zang*

Intervenant : Inder Khurana

Les auteurs se demandent si les fonctions d’administrateurs externes qu’assument les directeurs généraux ou des directeurs financiers et les liens de réseautage qui en résultent avec les auditeurs influent sur les audits. Les liens de réseautage se nouent lorsque le directeur général ou le directeur financier d’une société (la société d’attache) joue le rôle d’administrateur externe dans une autre société qui embauche un auditeur (auditeur associé). En analysant un échantillon de sociétés ayant changé d’auditeurs au cours de la période 2003–2012, les auteurs constatent que les sociétés d’attache sont davantage susceptibles de nommer des auditeurs associés et que la qualité de l’audit dans les sociétés d’attache décline sensiblement après qu’elles aient retenu les services d’auditeurs associés. L’incidence négative de la retenue des services d’auditeurs associés est plus marquée lorsque le lien est établi par l’intermédiaire du même bureau de services d’audit ou de l’appartenance au même comité d’audit.

Estimation et interprétation de l’incidence individuelle de l’auditeur sur les indicateurs de qualité de l’audit : données chinoises

Auteurs: Baolei Qi, Ping Zhang*

Intervenant : Yoonseok Zang

Les auteurs examinent la validité des conclusions relatives à la qualité individuelle des auditeurs estimée à l’aide de quatre indicateurs fondés sur les résultats de l’audit. La qualité réelle d’un auditeur ne pouvant être observée directement, la validité d’une conclusion quant à l’estimation de cette qualité ne peut être vérifiée par comparaison à la qualité véritable. Les auteurs testent la validité des conclusions obtenues à partir de quatre modèles d’estimation de la qualité de l’audit en comparant ces conclusions entre elles. Les données empiriques recueillies par les auteurs semblent indiquer que les quatre modèles ne fournissent pas d’indicateurs cohérents de la qualité individuelle des auditeurs.

I-F : Rapports financiers # 1 : (Salle Fundy) Modérateur : Vishal Baloria

Intercotation, sociétés étrangères et qualité de l’information comptable

Auteurs : Michel Magnan, TieMei Li*, Yaqi Shi

Intervenante : Changling Chen

Les auteurs s’interrogent sur l’importance du rôle que joue l’intercotation sur les marchés des États-Unis dans l’amélioration de la qualité de l’information financière des sociétés étrangères. Ils étudient un échantillon de sociétés ayant inscrit des filiales dans des centres financiers extraterritoriaux au cours de la période 2002‑2013 et constatent que les sociétés étrangères qui pratiquent l’intercotation aux États-Unis affichent une valeur absolue des régularisations inhabituelles inférieure, une qualité des régularisations supérieure et des profils de résultat plus persistants, comparativement aux sociétés étrangères qui ne pratiquent pas l’intercotation aux États-Unis, ce qui confirme l’hypothèse de l’attachement. Toutefois, le lien positif entre l’intercotation et la qualité de l’information financière est ramené à la baisse par les institutions juridiques que sont les centres financiers extraterritoriaux des pays dans lesquels les sociétés étrangères exploitent leurs filiales. Cette constatation semble indiquer que, pour mieux repérer la gestion opportuniste du résultat dans les sociétés étrangères, les autorités de réglementation et les investisseurs devraient intensifier leurs activités de surveillance des sociétés dont les structures opaques et complexes sont héritées des pays où leurs filiales sont établies.

Surveillance réglementaire et communication des lacunes du contrôle interne : données relatives aux lettres d’observations de la SEC

Auteurs : Divya Anantharaman, Li He*

Intervenante: Jingjing Wang

Les auteurs étudient comment la surveillance réglementaire influe sur la présentation des lacunes du contrôle interne des sociétés. Selon leurs constatations, les lettres d’observations de la SEC relatives à la communication des déficiences du contrôle interne augmentent la propension des sociétés cibles à communiquer les lacunes importantes du contrôle interne dans l’exercice subséquent. Cette surveillance réglementaire n’influe que sur les sociétés qui ne communiquent pas de lacunes importantes pour l’exercice considéré. Les lettres d’observations portant sur d’autres questions relatives aux états financiers ne semblent pas avoir d’incidence de cette nature. Les auteurs avancent également certaines preuves établissant que les lettres d’observations relatives au contrôle interne ont des retombées sur la communication des lacunes du contrôle interne des sociétés comparables qui ne reçoivent pas de lettres d’observations suivant le dépôt de leurs déclarations 10-K.

Les PCGR, une protection juridique inefficace de l’information financière : conséquences pour la véracité, l’auditabilité et le cadre conceptuel proposé par l’IASB en 2015

Auteurs : Wally Smieliauskas*, Russell Craig, Joel Amernic

Intervenante : Angélique Malo

Les auteurs analysent le raisonnement comptable ayant amené deux témoins experts en juricomptabilité au procès des dirigeants d’Enron, en 2006, à affirmer que l’information financière publiée par Enron était entièrement conforme aux principes comptables généralement reconnus (PCGR) des États-Unis. Ils étudient la preuve des experts à l’aide de la théorie de l’argumentation pour éclaircir d’importantes questions dans le processus de réflexion sous-jacent à l’information financière afin d’étayer leur critique du cadre conceptuel proposé par l’IASB en 2015. Les auteurs formulent deux recommandations. En premier lieu, il serait opportun de donner préséance au cadre conceptuel sur toute norme détaillée lorsque la norme en question entraîne la communication d’information non véridique ou contraire à l’éthique. En d’autres termes, dans les faits, le cadre conceptuel devrait dominer toute hiérarchie de PCGR, à titre d’élément prépondérant orientant la normalisation et l’exercice de la profession. En second lieu, la notion de « représentation fidèle » devrait renvoyer à celle des « niveaux vérifiables de risque comptable acceptable », afin que le principe de véracité des prévisions puisse être intégré aux estimations comptables.

1-G : Gestion du résultat # 1 : (Salle Longueuil)

Informations inexactes et effet de rétroaction

Auteurs : Hui Chen, Evgeny Petrov*

Intervenant : Albert Kwame Mensah

Le cours des actions fournit souvent aux sociétés de l’information nouvelle (marginale) qu’elles peuvent utiliser dans leurs décisions concrètes subséquentes. Les auteurs constatent que les gestionnaires surestiment davantage les valeurs présentées dans leurs rapports en présence de cet effet de rétroaction, mais que la communication de ces valeurs inexactes a des répercussions positives sur les cours, en même temps qu’une réelle influence sur l’entreprise. La conclusion intuitive de ces observations est que la surestimation des valeurs communiquées dans les rapports encourage la production d’information sur le marché du fait a) qu’elle détériore la fiabilité des rapports comptables et b) que les investisseurs s’attendent à tirer de leurs placements plus importants des profits supérieurs. L’information marginale améliore l’efficience des investissements lorsqu’elle est révélée au gestionnaire d’entreprise au fil des opérations qu’il négocie et utilisée dans les décisions d’investissement subséquentes de la société.

Gestion directe du résultat grâce à la dérogation aux règles strictes de dépréciation des immobilisations corporelles

Auteur: Albert Kwame Mensah

Intervenant : Evgeny Petrov

En établissant la correspondance entre les montants liés aux pertes de valeur des immobilisations corporelles (dépréciations et reprises) et les seuls indicateurs de moins-value légitimes dont l’orientation est valide, conformément aux spécifications des règles établissant les indices de référence en matière de dépréciation (IAS 36 et SFAS 144), l’auteur se demande si les décisions des gestionnaires quant à la dépréciation sont justifiées. Il relève les cas de non-conformité aux règles et les quantifie à titre de déclarations opportunistes de dépréciation des actifs (ORAI), et il documente le fait que les intentions de la direction, qu’elles consistent à dépasser la cible, à niveler les résultats, à réaliser de modestes bénéfices ou à atteindre d’autres objectifs, provoquent les ORAI, alors que les mécanismes de gouvernance les atténuent. L’auteur relève des preuves de la « planification de la gestion du résultat » dans les pays qui permettent dépréciations et reprises, de telle sorte que l’outil de dépréciation permet de gérer le résultat à la baisse dans la période t mais est suivi, dans les périodes ultérieures, de comportements de gestion du résultat à la hausse par l’intermédiaire de l’outil de reprise. L’auteur estime que ces résultats apportent une contribution marginale aux écrits, mais qu’un aspect plus inédit de l’apport de l’étude est le lien qu’elle établit entre les décisions de reprise des gestionnaires et les règles de dépréciation afin que soient dépistés les contrevenants aux règles en matière de dépréciation.

Formation

Table ronde 1 : Agilité ou spécialisation – Les besoins des employeurs en constante évolution (Salle Jacques-Cartier)

Panélistes :

Jean-François Boudreau, CPA, CA
Assistant Comptroller Accounting Development
CN
 
Yves Galarneau, CPA auditeur, CA
Directeur principal, Gouvernance financière et optimisation
Caisse de dépôt et placement du Québec
 
Eva Lagou, MBA, CPA, CMA, Adm.A, CMC
Director of CPA Program
JMSB Concordia University
 
Marc-Stéphane Pennee, CPA auditeur, CA
Associé, Certification
PwC LLP
Dino Forgione, CPA, CA
Associé, PSB Boisjoli

Animatrice : Hélène Racine, M.A., ASC, FCPA, FCA
Vice-présidente, Accès à la profession CPA Québec

Comprendre les besoins et attentes des employeurs en terme de compétences à acquérir par les futurs CPA, de façon à supporter les professeurs dans leurs interventions et d’outiller les candidats pour leur entrée dans le marché de l’emploi.

Table ronde 2 : Utilisation d’outils en ligne pour la participation aux études de recherche: (Salle Pointe-aux-Trembles)

Panélistes :

Krista Fiolleau

University of Waterloo

Justin Leiby

University of Georgia

Alan Webb

University of Waterloo

Les panélistes discutent des tenants et aboutissants des études de recherche effectuées à l’aide d’outils de participation en ligne, du point de vue des chercheurs et de l’examinateur ou éditeur de revue.

La participation d’universitaires à cette table ronde est généreusement commanditée par

The Corporate Reporting Chair, ESG UQÀM, held by Denis Cormier

 La Chaire d’information financière et organisationnelle, dont le titulaire est Denis Cormier, a pour mission de contribuer au développement de la recherche fondamentale et appliquée, sur toutes les questions relatives à la transparence et à la qualité de l’information financière et non-financière communiquée par les organisations ainsi qu’à son utilité pour les diverses parties prenantes.

Stratégies de promotion de l’usage du langage propre à la comptabilité chez les étudiants multilingues : (Salle Fontaine H)

Présentatrice : Penny Kinnear

Les enseignants font déjà appel à maintes stratégies pédagogiques efficaces dans leurs salles de classe. La séance de formation participative proposée est centrée sur la recension de ces stratégies et leur exploitation de manière à favoriser le développement du langage de spécialité propre à la discipline comptable chez les étudiants multilingues. Parmi ces stratégies figurent celles qui permettent aux étudiants de passer des expressions de tous les jours au langage de spécialité, tant à l’oral qu’à l’écrit.

Séances 2 : 13 h 15 à 16 h 30

Recherche

2-A : Marchés des capitaux # 1 : (Salle St-Lambert) Modératrice : Erica Pimental

Impressions des investisseurs et prudence comptable conditionnelle

Auteurs : Rui Ge*, Nicholas Seybert, Feida Zhang

Intervenant : Jian Kang

Les auteurs étudient l’incidence des impressions des investisseurs sur la prudence comptable conditionnelle. Ils notent que les sociétés constatent les pertes économiques plus (moins) rapidement dans les résultats dans les périodes au cours desquelles les impressions des investisseurs sont favorables (moins favorables). En outre, la relation impressions-prudence est plus forte dans le cas des sociétés affichant une sensibilité impressions-prix plus grande, ce qui confirme que les impressions des investisseurs orientent les variations de prudence comptable observées dans le cadre de l’étude. Les auteurs montrent également que les impressions favorables des investisseurs accroissent la probabilité de poursuites judiciaires ultérieures, et que le lien impressions-prudence est plus fort dans le cas des sociétés présentant un risque de litige plus élevé, ce qui laisse croire que le litige joue un rôle important dans la relation impressions-prudence. Dans l’ensemble, les résultats de l’étude semblent indiquer que les sociétés font état de leurs résultats de manière plus prudente en réaction aux impressions favorables des investisseurs, de manière à atténuer les éventuelles répercussions négatives de ces impressions.

Le risque d’effondrement du cours des actions décroît-il lorsque l’IRS durcit l’application des règles fiscales auxquelles sont assujetties les sociétés ?

Auteurs : Andrew M. Bauer*, Xiaohua Fang, Jeffrey A. Pittman

Intervenante: Christine Naaman

Les auteurs se demandent si la rigueur dans l’application des règles fiscales engendre des effets externes positifs en réduisant l’asymétrie de l’information attribuable à la rétention des mauvaises nouvelles par les gestionnaires, comportement que met en évidence le risque d’effondrement du cours des actions. À l’appui de cette hypothèse, les auteurs observent une relation négative entre la menace d’un audit de l’IRS et le risque d’effondrement du cours des actions. Leurs conclusions, solides et robustes, confirment la théorie récente selon laquelle les investisseurs externes en apprennent davantage au sujet des sociétés lorsque l’application des règles fiscales auxquelles sont assujetties ces dernières est plus stricte. Étayant une autre hypothèse, les auteurs constatent que le rôle que jouent les coefficients d’audit de l’IRS dans la réduction du risque d’effondrement s’intensifie lorsque les sociétés sont exposées à des conflits de délégation plus importants attribuables aux caractéristiques du chef de la direction. Dans l’ensemble, l’étude confirme que la surveillance externe exercée par les autorités fiscales protège les actionnaires contre la possibilité que les gestionnaires suppriment l’information négative propre à l’entreprise, et que leur comportement engendre un risque d’effondrement du cours des actions, en particulier lorsque les chefs de la direction ont un champ d’action plus large et de plus fortes motivations à retenir les mauvaises nouvelles.

2-B : Régimes de retraite : (Salle St-Laurent)

L’incidence du SAFS 158 sur les erreurs d’évaluation de la capitalisation des régimes de retraite

Auteurs : Jae B. Kim*, Jonathan Sang-Wook Nam

Intervenant : Wally Smieliasukas

Les auteurs se demandent si l’adoption du SFAS 158 a une incidence quelconque sur les erreurs d’évaluation de la capitalisation des régimes de retraite. Ils constatent que la surévaluation des sociétés dont les régimes de retraite sont gravement sous-capitalisés, ainsi que le rapportent Franzoni et Marin (2006), ne font désormais l’objet d’aucune observation depuis l’adoption du SFAS 158. De plus, les auteurs constatent que l’effet atténuateur de l’adoption du SFAS 158 sur les erreurs d’évaluation de l’état de capitalisation des régimes de retraite est plus marqué dans le cas des sociétés dont le montant des obligations au titre des régimes de retraite communiqué hors bilan est plus élevé. Dans l’ensemble, les résultats de l’étude laissent croire que le SFAS 158 a une incidence positive sur l’évaluation par les investisseurs de l’état de capitalisation des régimes de retraite, notamment en raison de l’exigence à laquelle doivent se plier les sociétés en constatant au bilan les obligations des régimes antérieurement communiquées.

Les erreurs de calibrage de la direction et leurs répercussions sur l’auditabilité des estimations comptables : le cas de la comptabilisation des régimes de retraite

Auteurs : Ulrich Menzefricke, Wally Smieliauskas*

Intervenant : Jae B. Kim

Dans leur étude d’archives, les auteurs font état de trois principaux constats liés à l’auditabilité des estimations liées à la comptabilisation des régimes de retraite. Premièrement, les fourchettes de rendements estimatifs communiquées par voie de notes aux états financiers sont mal calibrées et confèrent peu de crédibilité à l’inclusion, dans les renseignements fournis, des rendements réels ou des rendements prévus. Deuxièmement, les rendements estimatifs ne sont pas une évaluation fiable des rendements moyens réels des sociétés sur une période de dix ans. Troisièmement, certaines années, les rendements estimatifs présentent un risque important d’anomalies significatives attribuable à l’incertitude du processus d’estimation à court terme. Ces observations concourent à démontrer que les estimations et les processus d’estimation des rendements dans la comptabilisation des régimes de retraite ne sont pas auditables.

2-C : Enseignement : (Salle St-Michel) Modérateur : Michel Sayumwe

Performance des étudiants dans les contextes d’apprentissage en ligne, de classe inversée et de classe traditionnelle : une étude comparative

Auteurs : Ibrahim Aly*, Manmohan Rai Kapoor

Intervenant : Dan Stone

Les auteurs envisagent dans une perspective empirique la comparaison de trois environnements d’apprentissage différents (formation en ligne, classe inversée et classe traditionnelle) pour l’enseignement d’un cours d’introduction à la comptabilité de gestion. Les résultats de l’apprentissage sont mesurés au moyen des notes attribuées aux étudiants dans les travaux et les examens et de la note relative à la performance globale de la classe. Il en ressort que la performance des étudiants inscrits au cours en ligne dépasse celle des étudiants de la classe inversée et du cours magistral. Les constatations des auteurs semblent indiquer que les méthodes pédagogiques de la classe inversée et de l’apprentissage en ligne sont davantage qu’une simple variante du mode d’enseignement. Le succès de ces méthodes pédagogiques exige une préparation intense. L’élément central de la classe inversée est l’engagement des étudiants, y compris la responsabilité de l’autoapprentissage qu’ils assument. Bien entendu, nulle méthode pédagogique ne convient de la même façon à tous les étudiants. Ces derniers ne devraient donc avoir aucun doute quant à ce à quoi ils doivent s’attendre, avant de s’inscrire au cours. Puisque l’acquisition de compétences en raisonnement critique n’est pas un exercice ponctuel mais un processus continu, les futurs chercheurs doivent se concentrer sur les étudiants plus âgés qui ont été exposés à ces méthodes pédagogiques depuis le début de leurs études universitaires.

Aristocratie ou méritocratie ? Le rôle de la cote et de la qualité de la recherche dans le placement des nouveaux professeurs de comptabilité

Auteurs : Sid C. Bundy, Partha S. Mohapatra, Matthew Thomas Sooy*, Dan N. Stone

Intervenant : Mahfuz Chy

Amérique du Nord ? L’analyse des données de l’Accounting PhD Rookie Recruiting and Research Camp de 2012, 2013 et 2014 donne à penser que la provenance des candidats finissants (c’est-à-dire la cote de l’établissement auprès duquel ils obtiennent leur diplôme — pedigree) est mise en évidence de manière conditionnelle chez les candidats qui n’obtiennent pas la note « A » pour la qualité de leurs travaux de recherche, mais non chez les candidats qui obtiennent la note « A » à ce chapitre. Les diplômés des universités privées sont moins susceptibles de produire des travaux de recherche notés « A » au cours de leur programme d’études de troisième cycle, mais les candidats d’universités privées qui n’obtiennent pas la note « A » pour leurs travaux de recherche se classent mieux que les candidats de même type, diplômés d’universités publiques. Pour finir, les candidats nord-américains ont un classement supérieur à celui de leurs homologues de l’étranger. Compte tenu du fait que quelque 20 pour cent seulement des diplômés publient des travaux de recherche, même s’ils affichent tous une provenance, la cote de l’établissement décernant les diplômes pourrait servir de variable de substitution au potentiel à long terme en matière de travaux de recherche. Les données présentées semblent indiquer que le marché des nouveaux enseignants en comptabilité témoigne à la fois de l’influence de l’« aristocratie » (la cote) et de l’influence de la « méritocratie » (la productivité) sur les premiers emplois des diplômés en comptabilité.

2-D : Gouvernance # 1 : (Salle St-Léonard) Modératrice : Irene Gordon

Rôle et attributs du conseil d’administration : un chaînon manquant dans la relation entre le conseil d’administration et la performance de l’entreprise

Auteurs : Wenxi Yan*, Eduardo Schiehll

Intervenante : Anne Fortin

Les auteurs étudient le rôle du conseil d’administration à titre de possible chaînon manquant dans la relation entre le rôle du conseil d’administration et la performance de l’entreprise, et ils analysent l’effet modérateur des attributs du conseil d’administration sur cette relation. En s’appuyant sur les données relevées manuellement dans les procès-verbaux de réunions des conseils d’administration de 1 054 sociétés chinoises cotées en bourse, ils classent les activités du conseil selon qu’elles se rattachent à leur rôle de contrôle ou à leur rôle de service. Les auteurs constatent que le rôle de contrôle influe de manière positive sur la performance de l’entreprise sur le marché (Q de Tobin). Ce lien est plus marqué lorsque la proportion d’administrateurs externes siégeant au conseil est plus grande. Le rôle de service est en relation négative avec la variable Q de Tobin, mais en relation positive avec la performance de l’exploitation de l’entreprise (croissance du chiffre d’affaires). Ce lien s’accentue lorsque le conseil affiche une grande diversité d’expériences fonctionnelles.

Cette séance est gracieusement soutenue par la Chaire de gouvernance d’entreprise Stephen A. Jarislowsky dirigée par Michel Magnan, École de gestion John-Molson, Université Concordia, et la Chaire de gouvernance Stephen A. Jarislowsky dirigée par Claude Francoeur, HEC Montréal.

 

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Gouvernance d’entreprise et performance bancaire : dix pays asiatiques à l’étude

Auteurs : Amina Ehab Sobhy, Ehab K. A. Mohamed, Mostaq M. Hussain*

Intervenante : Wenxi Yan

Les auteurs ont pour objectif d’examiner la relation entre la gouvernance d’entreprise et la performance bancaire en Asie. L’étude porte sur les cas de deux cent vingt banques et s’étend sur la période 2009‑2013. Les résultats révèlent que la détention d’actions par les administrateurs, la taille de la banque, sa nature et l’effet de levier ont une incidence positive sur le rendement des actifs ; la relation observée est toutefois négative entre le rendement des actifs et le comité d’audit et l’indépendance du conseil d’administration. La détention d’actions par les administrateurs a une incidence positive sur le rendement des capitaux propres, alors que le comité d’audit, l’indépendance du conseil d’administration, la concentration de la propriété et la dualité de rôles du chef de la direction ont une incidence négative sur ce même rendement. Le comité de rémunération a une incidence négative sur la marge nette d’intérêt, alors que l’activisme du conseil d’administration et la dualité de rôles du chef de la direction ont une incidence positive sur cette marge.

 

This session is generously sponsored by

the Stephen A. Jarislowsky Chair in Governance held by Claude Francoeur, HEC Montréal

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the Stephen A. Jarislowsky Chair in Corporate Governance held by Michel Magnan, John Molson School of Business, Concordia University

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2-E : Comptabilité de gestion # 1 : (Salle St-Pierre) Modératrice : Paulina Arroyo

De l'innovation à la performance financière

Auteurs : Mark C. Anderson, Rajiv D. Banker, Dmitri Byzalov, Soonchul Hyun*

Intervenante : Lisa Baillargeon

Un enjeu important de la comptabilité de gestion est l’établissement d’un lien entre les activités d’innovation et la performance financière. Le nœud de cet enjeu est double. D’une part, les activités d’innovation influent sur la performance financière à travers de multiples stades intermédiaires. D’autre part, le processus de création de valeur de l’innovation dépend du contexte et de la stratégie organisationnels. Les auteurs se penchent sur ces deux aspects de l’enjeu en retraçant le parcours entre les activités d’innovation et la performance financière à l’échelon de l’établissement. Les données qu’ils recueillent révèlent que les améliorations de la productivité, de la qualité et de la satisfaction de la clientèle sont des stades intermédiaires du lien qui rattache le produit et le processus d’innovation à la performance financière. En procédant à une analyse plus exhaustive, ils démontrent en quoi les parcours diffèrent selon les positions stratégiques.

Comportement des coûts et stratégie concurrentielle : données relatives à l’industrie du transport aérien

Auteur : Jimmy Yu*

Intervenante : Soonchul Hyun

L’auteur utilise des données relatives à l’industrie américaine du transport aérien s’échelonnant sur la période 2003–2014 pour étudier le lien entre l’asymétrie du comportement des coûts des sociétés de transport aérien et les stratégies concurrentielles propres aux entreprises : différenciation des services ou leadership en matière de coûts. En utilisant les passagers-milles payants (PMP) à titre d’inducteur de coûts par activités relativement aux coûts d’exploitation autres que ceux du carburant, il constate que le comportement des coûts des transporteurs offrant tous les services (TTS) est stable, alors que le comportement des coûts des transporteurs à tarifs réduits (TTR) ne l’est pas. Dans des analyses distinctes, l’auteur soumet également à un test la stabilité des mesures non monétaires des ressources utilisées plutôt que de la valeur monétaire des coûts d’exploitation. Il constate que le nombre d’employés ainsi que le nombre de vols sont stables en ce qui a trait aux PMP chez les TTS mais ne le sont pas chez les TTR.

2-F : Divulgation de l'information # 1 : (Salle Fundy)

Les analystes anticipent-ils le recours des gestionnaires à des méthodes comptables audacieuses ? Données relatives aux ajustements apportés aux résultats par les auditeurs

Auteurs : Songsheng Chen, Qingqing Liu, Tao Ma, Li Yao*

Intervenante : Claudine Mangen

Les auteurs constatent qu’au cours de la période précédant l’audit, les erreurs que contiennent les prévisions de résultats des analystes affichent une corrélation positive avec les ajustements apportés aux résultats à la demande des auditeurs, ce qui semble indiquer que les analystes ne tiennent pas entièrement compte des tentatives des dirigeants user de méthodes comptables audacieuses que réprouvent subséquemment les auditeurs. Ce lien positif observé au cours de la période précédant l’audit est moins marqué dans le cas des sociétés dont les analystes proviennent principalement des grandes maisons de courtage et dans celui des sociétés dont les actionnaires sont essentiellement institutionnels, ce qui laisse croire que la présence d’investisseurs institutionnels et de maisons de courtage de plus grande envergure améliore la capacité des analystes d’anticiper le recours à des méthodes comptables audacieuses.

Les effets d’entraînement des informations contenues dans le rapport de gestion quant aux investissements proprement dits : le rôle de la concurrence sur le marché du produit

Auteurs : Artyom Durnev, Claudine Mangen*

Intervenant : Kun Huo

Les auteurs explorent le lien entre les investissements d’une société et le ton adopté dans les informations que contient le rapport de gestion des sociétés comparables ; ils se demandent si l’orientation et la solidité de ce lien sont influencées par la concurrence sur le marché du produit. Ils constatent que l’orientation du lien peut différer selon que la société qui investit et les sociétés comparables qui publient de l’information affichent des interdépendances positives ou négatives. La solidité du lien varie selon les éléments fondamentaux du marché du produit : les données recueillies indiquent que le lien est plus fort lorsque les coûts à l’entrée sont plus faibles, que le marché du produit est plus vaste et que les produits sont de meilleurs compléments ou de moins bons substituts. De manière générale, les résultats de l’étude relatifs aux investissements peuvent être transposés à l’efficience des investissements.

2-G : Endettement de l'entreprise : (Salle Longueuil)

Un instant d’inattention : hausses du risque d’entreprise après l’instauration des swaps sur défaillance (Salle Longueuil)

Auteurs : Hyun A. Hong, Ji Woo Ryou, Anup Srivastava*

Intervenante : Karen Pinto

La propension d’un prêteur à contrôler les activités d’un client diminue lorsque ledit prêteur obtient une assurance à l’égard de son prêt sous la forme d’un swap sur défaillance. Le client peut ensuite troquer des actifs sûrs contre des actifs risqués, une décision qui entraîne le transfert de la richesse des prêteurs aux actionnaires. En moyenne, l’étude menée par les auteurs ne confirme pas cette proposition, sans doute à cause de l’aversion des gestionnaires pour le risque. Toutefois, dans le cas des sociétés où la courbe d’augmentation de la richesse des gestionnaires par rapport aux actifs de la société est convexe, les résultats divergent. Les politiques d’investissement et de financement des sociétés varient sensiblement à la suite de la négociation de swaps sur défaillance. Les auteurs notent le troc d’actifs sûrs contre des actifs risqués ainsi qu’une hausse des ratios dividendes / bénéfice.

Tarification des prêts bancaires et notation : l’incidence des obligations liées à la mise hors service d’immobilisations

Auteurs : Ling Chu, Robert Mathieu, Chima Mbagwu, Bruce J. McConomy*

Intervenante : Na Li

Les auteurs se penchent sur un coût indirect de la pollution et les responsabilités environnementales qui s’y rattachent en évaluant les obligations liées à la mise hors service d’immobilisations (ARO) sous l’angle de la tarification des prêts et de l’évaluation du crédit (la notation). L’étude d’un échantillon constitué de 485 sociétés des États-Unis ayant déclaré des ARO au cours de la période 2001–2013 révèle que les ARO ne sont pas évaluées par les banques, mais qu’elles ont une incidence sur la notation des sociétés. Une explication possible de ce constat est que les obligations sont envisagées à long terme et ne sont généralement pas acquittées avant l’échéance des prêts bancaires classiques. Les ARO présentent toutefois une relation inverse avec la notation. Les auteurs traitent également des répercussions potentielles de ces conclusions sur les politiques.

Formation

Intégrer l'apprentissage adaptatif dans votre curriculum et aborder certains défis liés à l'utilisation de la technologie en classe (Salle Pointe-aux-Trembles)

Presentateurs : Glenn Skrubbeltrang, Brock University; Kristen Vanderkooy, Digital Solutions Manager, Wiley

Cette séance proposera des solutions en ce qui concerne l’intégration de la technologie dans les classes d’aujourd’hui et la justification de son utilisation, ainsi que la formation connexe des étudiants et des professeurs. En outre, Glenn Skrubbeltrang discutera du rôle de l’apprentissage adaptatif dans ses cours à l’Université Brock.

Les milléniaux en salle de classe : pratiques exemplaires pour promouvoir la mobilisation et la participation des élèves à l’aide d’outils d’apprentissage interactifs (séance française) : (Salle Jacques-Cartier)

Présentatrices : Marta Samokishyn and Sandy Hervieux, St. Paul University

Cette séance sera présentée en français. La version anglais sera présentée le jeudi, 1e juin.

Les milléniaux apprennent rapidement, mais ils préfèrent l’approche multitâche et désirent être « branchés » partout et en tout temps. Bon nombre de professeur(e)s ont de la difficulté à trouver des outils et méthodes d’enseignement variés permettant d’optimiser leur participation.

Dans le cadre de cet atelier, nous examinerons diverses idées reçues sur le comportement des milléniaux en classe et leurs méthodes préférées d’apprentissage.

Lors de cet atelier pratique, vous :

  • réfléchirez aux besoins pédagogiques des élèves et comprendrez la dynamique propre aux milléniaux dans une salle de classe ;
  • découvrirez et essaierez des stratégies pour répondre efficacement à ces besoins à l’aide d’outils d’apprentissage interactifs comme les tests autoévalués et d’outils de présentation dynamiques comme Prezi et Powtoon ;
  • examinerez l’effet de ces outils sur vos objectifs et résultats d’apprentissage et réfléchirez à l’influence qu’ils pourraient avoir sur la réussite et l'intégration des milléniaux dans le processus d’apprentissage.

Vous devrez apporter un ordinateur portable pour participer dans cette séance.

 

Prix Howard Teall pour l'innovation en enseignement de la comptabilité : (Salle Fontaine H)

Présentateurs:
Steve Janz, SAIT
Stephen Bergstrom, SAIT
Venez découvrir des activités de comptabilité novatrices créées et présentées par nos professeurs primés!  

1re place : Simulation d'audit externe : « Un audit différent chaque fois », par Stephen L. Bergstrom, MBA, CPA, CMA, faculté de comptabilité, département de gestion des affaires, école polytechnique SAIT


Imaginez qu’il soit possible de créer un projet interactif qui durerait tout le semestre, et qui irait plus loin qu’une étude de cas. Il s'agirait de mettre en place la simulation d’un audit externe permettant à chaque étudiant(e) d’utiliser des données différentes. Imaginez également qu’il ne faille que quelques minutes pour donner corps à ce projet à l’aide d’Excel. Cela semble trop beau pour être vrai? Au contraire, c’est possible! Venez découvrir de quelle façon vous pouvez mettre en place et commencer à utiliser cette activité novatrice dans vos cours sur l'audit.

2e place : Présentation d’un cas de prise en compte de la durabilité environnementale dans la comptabilité de gestion avancée par Steve Janz, CPA, CGA, MBA, faculté de comptabilité, département d’administration des affaires, école polytechnique SAIT


Découvrez de quelle façon cette innovation en enseignement pratique et axée sur les résultats va au-delà de la théorie et accroît la compréhension et le sentiment d’accomplissement des étudiant(e)s qui doivent composer avec le problème bien réel que représente la recherche d’un équilibre entre la santé financière et la durabilité de l’environnement. Apprenez aussi comment faire passer cet apprentissage expérientiel au niveau supérieur en offrant à vos étudiant(e)s l’occasion de rechercher et d’explorer les connaissances en matière de comptabilité de gestion avancée et de les appliquer à des enjeux existants et non résolus sur la durabilité environnementale des entreprises.
Le samedi 3 juin

Séances 3 : 9 h 15 à 10 h 30

Recherche

3-A : Changement institutionnel : (Salle St-Lambert)

Changement institutionnel dans une organisation bénévole : les logiques communautaire et marchande au sein de l’ACPC

Auteurs : Alan J. Richardson*, Andrei Sandu

Intervenante : Paulina Arroyo

Les auteurs se penchent sur l’évolution des politiques, des programmes et des produits d’une association bénévole — l’Association canadienne des professeurs de comptabilité (ACPC) — entre 1976 et 2015 afin de comprendre la tension qui y oppose les logiques institutionnelles communautaire et marchande. Ils s’intéressent plus particulièrement au rôle diffus de mandataire de l’association dans la gestion des tensions institutionnelles et définissent de quelle façon l’ACPC a créé des hybrides institutionnels amalgamant les produits destinés au marché et la mission première de promotion des progrès de la formation et de la recherche universitaires canadiennes en comptabilité que lui dicte son rôle de bâtisseur communautaire. La structure d’« entreprise sociale » que s’est donnée l’ACPC de facto pour gérer ces logiques institutionnelles conflictuelles laisse en suspens une série de tensions qui n’ont pas été désamorcées.

Responsabilisation au programme du Gouvernement ouvert : le cas d’une administration locale

Auteurs : Sina Bahramirad*, Ron Baker

Intervenant : Alan J. Richardson

Les auteurs se penchent sur la responsabilisation d’une entité du secteur public à l’égard des citoyens. Ils procèdent à une étude de cas exclusive menée auprès d’une municipalité locale ontarienne (canadienne) s’échelonnant sur une période de 18 mois. Pendant la durée de cette étude se sont déroulées la mise en place et la concrétisation d’une réforme visant l’« amélioration » de l’efficience et de la reddition de comptes au sein de l’administration publique. Le projet, désigné sous l’appellation de Gouvernement ouvert, faisait intervenir un cadre de référence englobant les principes d’innovation, de participation, de transparence et de responsabilisation. Le respect de ces principes exige des efforts pour assurer aux citoyens un accès facile à davantage d’information et destinés à accroître la transparence et la responsabilisation du gouvernement à l’égard des citoyens. L’étude de cas révèle que les formes traditionnelles de responsabilisation sont enrichies par les formes horizontales de responsabilisation dans lesquelles la possibilité de rétribution ou de sanction est indirectement présente. Ces formes horizontales de responsabilisation assurent la fonctionnalité des formes traditionnelles.

3-B : Risque de litiges : (Salle St-Laurent)

Risque de litige : évaluation et incidence sur les conditions des opérations de fusion et d’acquisition

Auteurs : Hubert de La Bruslerie, Julien Le Maux*

Intervenante : Luminita Enache

Les auteurs ont pour but de proposer une variable de substitution inédite et exclusive au risque de litige des sociétés. Ils étendent la portée du risque de litige au-delà des conflits avec les actionnaires et du domaine des contentieux relatifs aux valeurs mobilières. Ils démontrent que le risque de litige peut trouver sa source dans les politiques de la société et dans les décisions opérationnelles ou stratégiques de sa direction, même en présence de conditionnement sectoriel. À partir d’un échantillon de 1 051 opérations de fusion-acquisition conclues entre 2000 et 2013, les auteurs produisent des données établissant que le niveau de risque de litige, à l’échelon de l’acquéreur, a une incidence positive significative sur la prime de prise de contrôle. Ils relèvent également des éléments confirmant l’existence d’une relation significative entre le risque de litige de l’acquéreur et le mode de règlement.

L’incidence du risque de litige sur les contrats d’intéressement : résultats d’une expérience naturelle

Auteurs : Jingyu Yang*, Yangxin Yu, Liu Zheng

Intervenant : Georgios Farfaras

Les études précédentes semblent indiquer que la rémunération à base d’actions est une arme à double tranchant qui encourage les gestionnaires à déployer des efforts productifs mais les incite également à manipuler l’information financière. En se servant de la réduction exogène des menaces de litige résultant de la décision rendue en 1999 par la Cour d’appel des États-Unis, Neuvième circuit, les auteurs cherchent à déterminer comment l’apaisement du climat contentieux influe sur le modèle de rémunération des chefs de la direction. Conformément à la prédiction théorique selon laquelle la crainte de produire des informations erronées empêche les sociétés de proposer des programmes de rémunération au rendement plus vigoureux et par ailleurs optimaux, les auteurs notent que les sociétés dont le siège social est établi dans les États du Neuvième circuit réduisent le coefficient véga des portefeuilles de titres de participation des chefs de la direction une fois la décision rendue. Ils montrent également que la réduction est plus prononcée dans le cas des sociétés dont le niveau de risque de litige est plus élevé et des sociétés dont les actionnaires institutionnels sont moins nombreux.

3-C : Marché de l'audit # 1 : (Salle St-Michel) Modérateur : Jean-Paul Lauly

Retombées du risque de litige auquel sont exposés les auditeurs sur les conditions des contrats de prêt : résultats d’une étude quasi-expérimentale

Auteurs : Mahfuz R. Chy*, Barbara Su

Intervenant : Steve Buchheit

Les auteurs analysent si le risque de litige auquel sont exposés les auditeurs influe sur la décision de contracter des emprunts, en utilisant les secousses essuyées à différents intervalles par les obligations juridiques des auditeurs à l’échelon des États et, si tel est le cas, de quelle façon cette influence s’exerce. Ils affirment que l’information comptable d’une société devient plus fiable en matière contractuelle à la suite d’une hausse du risque de litige auquel sont exposés les auditeurs, du fait que l’alourdissement de leurs obligations juridiques motive davantage les auditeurs à formuler une opinion exempte de subjectivité sur la situation d’une société. En outre, le risque de litige accru auquel est exposé l’auditeur en cas d’échec de l’audit favorise davantage la conciliation efficace des intérêts des porteurs de titres d’emprunt et des auditeurs, créanciers et auditeurs ayant des profils de gain asymétriques. Suivant cette argumentation, les auteurs prédisent et observent qu’une hausse du risque de litige auquel sont exposés les auditeurs engendre 1) une augmentation du recours aux clauses restrictives fondées sur les données comptables dans les contrats de prêts bancaires et 2) un meilleur accès des sociétés au marché des prêts privés. Les constatations des auteurs éclairent le débat politique relatif au niveau approprié d’obligations juridiques des auditeurs.

Changements de bureau de services d’audit au sein du même cabinet, chalandage d’opinion et qualité des résultats

Auteurs : Feng Chen*, Jere R. Francis, Yu Hou

Intervenant : Nattavut Suwanyangyuan

Un nombre étonnamment important de sociétés changent le bureau auquel ils confient l’audit de leurs états financiers au sein du même cabinet d’audit. Les auteurs se demandent si ces sociétés se livrent ainsi au chalandage d’opinion. Adoptant le cadre de référence empirique de Lennox (2000), ils étudient cette question à l’aide de données des États-Unis relatives à la période 2000‑2015. Leurs constatations semblent indiquer que les sociétés parviennent à améliorer l’opinion des auditeurs quant à la continuité de l’exploitation grâce à leur décision de changer de bureau de services d’audit. Plus encore, ces observations empiriques sont plus marquées lorsque le chalandage d’opinion fait intervenir des bureaux de services d’audit de plus grande taille, des bureaux de spécialistes sectoriels et des bureaux situés dans la même région métropolitaine. Dans leur étude de la nature du chalandage d’opinion, les auteurs notent que les sociétés dont les efforts de chalandage d’opinion sont fructueux ont tendance à choisir les bureaux de services d’audit qui présentent un faible niveau d’erreurs de type I et sont associées à une qualité de résultats plus élevée que celle des sociétés qui ne se livrent pas au chalandage d’opinion. Dans l’ensemble, les données recueillies semblent indiquer que la décision de changer de bureau de services d’audit au sein du même cabinet est motivée par le désir du client d’obtenir de meilleurs audits et des opinions des auditeurs plus éclairées.

3-D : Rémunérations des cadres # 2 : (Salle St-Léonard) Modératrice : Carolyn MacTavish

Combattre la collusion par la disparité : recherche expérimentale sur l’incidence de la dispersion salariale sur la collusion dans les tournois

Auteurs : Lan Guo, Kun Huo*, Theresa Libby

Intervenante : Karen Naaman

Les auteurs procèdent à une expérience dans laquelle deux employés subordonnés rivalisent dans le cadre d’un tournoi, un employé d’échelon supérieur bénéficiant des efforts que ces derniers déploient. Les deux subordonnés peuvent faire collusion en limitant les efforts qu’ils fournissent, ce qui augmente leur propre rétribution aux dépens de celle de leur supérieur. Les auteurs manipulent la dispersion horizontale des salaires (c’est-à-dire l’écart salarial fixe ex ante entre les subordonnés) et la dispersion verticale des salaires (c’est-à-dire l’écart salarial fixe ex ante entre les subordonnés et leur supérieur). Les auteurs constatent que la dispersion salariale tant horizontale que verticale réduit le taux de succès de la collusion et accroît la renonciation aux accords collusoires chez les subordonnés.

Encouragements, influence des pairs et persistance du comportement

Auteure : Susanna Gallani

Intervenant : Kun Huo

Les organisations instaurent souvent des programmes d’encouragement temporaires dans le but d’établir des comportements durables. L’auteure se demande si les modifications du comportement organisationnel induites par les programmes d’encouragement temporaires persistent au-delà de la durée des programmes et, si tel est le cas, de quelle façon. Elle compare la persistance des modifications du comportement chez les sujets rétribués monétairement et les sujets qui ne sont qu’exposés à l’influence de leurs pairs. Analysant les données relatives à la performance en matière de conformité aux règles d’hygiène des mains dans un hôpital californien, l’auteure constate que les rétributions monétaires sont associées à de plus grandes améliorations de la performance pendant l’application des programmes d’encouragement mais que la durée de ces améliorations est relativement courte, alors que les encouragements implicites contribuent à la persistance des modifications du comportement organisationnel pendant une période plus longue.

3-E : Liens politiques : (Salle St-Pierre) Modérateur : Hanen Khemakhem

Les liens politiques des administrateurs ont-ils une incidence sur la qualité de l’information comptable ? Constats relatifs à la campagne chinoise de lutte contre la corruption (Règle 18)

Auteurs : Ole-Kristian Hope*, Heng Yue, Qinlin Zhong

Intervenante : Claire Deng

La « Règle 18 » a été édictée en Chine dans le but d’interdire aux représentants du gouvernement et du parti l’exercice des fonctions d’administrateurs dans les sociétés cotées. L’adoption de cette règle a amené un grand nombre d’administrateurs ayant des liens politiques à démissionner des conseils d’administration. Les auteurs constatent que, comparativement aux sociétés de contrôle après appariement des coefficients de propension, la qualité de l’information comptable des sociétés dont les administrateurs ont des liens politiques augmente après l’adoption de la Règle 18, et que cette incidence est plus marquée pour les sociétés n’appartenant pas à l’État que pour celles qui appartiennent à l’État. Les auteurs étendent leur analyse aux vecteurs potentiels et observent que les sociétés ayant des liens politiques ont un meilleur accès au financement privilégié et sont soumises à une réglementation plus laxiste, ce qui fait que les sociétés sont moins enclines à fournir de l’information transparente.

La proximité géographique des administrateurs indépendants dissuade-t-elle les sociétés de se livrer à des pratiques douteuses ?

Auteurs : Claire Deng*, Kiridaran Kanagaretnam, Zejiang Zhou

Intervenant : Johnny Jermias

Les auteurs étudient l’incidence de la proximité géographique des administrateurs indépendants sur la réduction des pratiques frauduleuses et répréhensibles des sociétés cotées. Leurs analyses de sociétés cotées chinoises ayant des actions de catégorie A, entre 2007 et 2013, révèlent que le recrutement régional des administrateurs indépendants réduit à la fois la fréquence et l’ampleur des cas de pratiques douteuses des sociétés cotées. En outre, les auteurs constatent que les liens politiques des administrateurs indépendants réduisent l’incidence de la fonction de surveillance des administrateurs indépendants provenant de la région, alors que le taux plus élevé d’administrateurs indépendants de sexe féminin accroît l’incidence de la fonction surveillance.

3-F : Responsabilité sociale de l'entreprise # 2 : (Salle Fundy)

The Issuance and Assurance of Corporate Social Responsibility Reports and Earnings Informativeness

Auteurs : Chia-Chun Hsieh*, Shing-Jen Wu

Intervenante : Camélia Radu

Les auteures se demandent si la présentation de rapports sur la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) et la certification externe de ces rapports améliorent la valeur informative des résultats. Elles posent l’hypothèse selon laquelle la communication d’information facultative concernant la RSE fournit aux investisseurs davantage de renseignements immédiats et futurs au sujet des perspectives de l’entreprise, ce qui engendrerait un rendement des actions plus élevé. Les auteures analysent un échantillon de sociétés taïwanaises au cours de la période 2005–2012 et montrent que les sociétés qui publient des rapports sur la RSE affichent bel et bien des coefficients de réaction aux résultats futurs plus élevés. Toutefois, la certification des rapports sur la RSE n’améliore pas la relation positive entre la présentation d’information relative à la RSE et les coefficients en question, ce qui suppose que les investisseurs n’attachent pas de valeur particulière à l’information relative à la certification des rapports sur la RSE.

 

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Société ayant plus d’une catégorie d’actions et responsabilité sociale de l’entreprise

Auteurs : Charles P. Cullinan, Lois S. Mahoney, Linda Thorne*

Intervenant : Jay Junghun Lee

Les auteurs explorent la tendance des gestionnaires à investir dans la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) dans une perspective de tranquillité (quiet life) en comparant l’investissement dans la RSE entre les sociétés ayant plus d’une catégorie d’actions et celles qui n’ont qu’une seule catégorie d’actions et en examinant la mesure dans laquelle l’enracinement des dirigeants dans les sociétés comptant plus d’une catégorie d’actions est associé à l’investissement de ces sociétés dans la RSE. La propriété de plus d’une catégorie d’actions confère généralement un plus grand contrôle des droits de vote aux initiés ; en conséquence, les gestionnaires échappent à la surveillance externe. Les auteurs constatent que les sociétés ayant plus d’une catégorie d’actions investissent moins dans la RSE que leurs homologues ayant une seule catégorie d’actions, et que l’investissement des sociétés ayant plus d’une catégorie d’actions dans la RSE diminue avec le degré d’enracinement des dirigeants. Les observations des auteurs cadrent avec l’hypothèse de la tranquillité selon laquelle les sociétés investissent dans la RSE en réaction aux pressions exercées par les actionnaires publics et, en l’absence de pressions externes, les gestionnaires préfèrent éviter les décisions susceptibles de les exposer à un risque, notamment celle de l’investissement dans la RSE.

Cette séance est gracieusement soutenue par la Chaire de gouvernance d’entreprise Stephen A. Jarislowsky dirigée par Michel Magnan, École de gestion John-Molson, Université Concordia, et la Chaire de gouvernance Stephen A. Jarislowsky dirigée par Claude Francoeur, HEC Montréal.

 

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3-G : Divulgation de l'information # 2 : (Salle Longueuil) Modératrice : Julia Scott

Vous avez de l’information ? L’efficience de la détermination du prix de l’information quantitative communiquée par les sociétés

Auteurs : Dennis Y. Chung, Karel Hrazdil*, Jiri Novak, Nattavut Suwanyangyuan

Intervenant : Mark C. Anderson

Les auteurs, qui étudient un échantillon exhaustif de sociétés des États-Unis dont les titres sont activement négociés, se demandent comment le volume des renseignements que contient l’information publiée par les sociétés influe sur l’efficience avec laquelle les investisseurs incorporent dans le cours des actions les nouveaux renseignements qui leur sont communiqués. Ils s’intéressent plus précisément au niveau de détail des informations numériques et narratives fournies dans les déclarations 10-K : 1) le degré de décomposition (numérique) (DQ), permettant de saisir le fin détail des postes comptables dans les déclarations 10-K, et 2) la quantité de texte (TQ), permettant de saisir le volume d’informations narratives contenues dans les rapports annuels. Ils constatent que ces deux variables sont associées à une moins grande asymétrie de l’information, un coût d’immédiateté moins élevé, des activités de négociation plus intenses et une amélioration globale de l’efficience dans la détermination du prix de l’information. Dans leur ensemble, les résultats qu’obtiennent les auteurs viennent confirmer empiriquement les avantages associés à la communication par les entreprises d’informations détaillées, qu’elles soient numériques ou narratives.

Impressions des investisseurs et subjectivité dans les prévisions de résultats de la direction

Auteure : Helen Hurwitz

Intervenant : Yun Ke

L’auteure se demande si les impressions des investisseurs sont associées à une subjectivité comportementale dans les prévisions de résultats annuelles de la direction généralement publiées relativement tôt. Elle constate que l’optimisme des prévisions de la direction augmente avec celui des investisseurs et qu’il est plus marqué dans le cas des sociétés auxquelles est associé un degré d’incertitude élevé. En outre, l’auteure démontre que cette subjectivité prévisionnelle liée aux impressions est plus probablement involontaire. Elle observe également que l’optimisme des prévisions de la direction est en relation négative avec les rendements futurs de la société et que la relation négative entre les impressions des investisseurs et les rendements futurs s’estompe une fois contrôlée la subjectivité prévisionnelle de la direction, ce qui donne à penser que les attentes subjectives de la direction en matière de résultats contribuent aux erreurs d’évaluation des actions attribuables aux impressions.

Formation

Comptabilité générale avancée : l’utilisation de données d’entreprise réelles pour une meilleure expérience d’apprentissage des étudiants : (Salle Pointe-aux-Trembles)

Présentatrice : Anna Czegledi, Conestoga College

La séance de formation interactive proposée porte sur le mode de présentation des données financières d’entreprises existantes, en vue d’améliorer l’expérience des étudiants des cours de comptabilité générale avancée et de finance avancée et de réduire ainsi l’écart entre la formation comptable et l’exercice de la comptabilité. Au terme de cette séance, les participants auront glané de nouvelles idées pratiques à intégrer à leur enseignement afin d’aider les étudiants à perfectionner leurs aptitudes à analyser les données et à envisager les situations dans une perspective globale. Les participants seront invités à partager leurs idées dans le cadre d’une discussion en table ronde.

 

Intégration efficace des outils technologiques dans une classe utilisant l'internet et la technologie : (Salle Jacques-Cartier)

Présentatrices : Shauna Roch et Penny Parker

Cette séance portera sur le recours aux technologies éducatives et sur les pratiques exemplaires en matière d’enseignement et d’apprentissage dans le cadre de l’application de la matrice d’intégration de la technologie. Les participant(e)s découvriront la matrice, qui propose un cadre pour la définition et l’évaluation de l’intégration de la technologie visant à favoriser l’apprentissage. Les participant(e)s examineront les éléments qui caractérisent les milieux d’apprentissage constructifs et les niveaux d’adaptation de la technologie, et les appliqueront à leurs propres pratiques d’enseignement. Ces derniers participeront aussi à une discussion sur la façon dont la progression au sein de la matrice peut permettre aux étudiant(e)s de s’approprier leur propre apprentissage. Des exemples seront présentés. Cette séance est conçue pour les professeur(e)s qui donnent des cours et ont accès à la technologie ou à l'internet. Veuillez vous y présenter avec un appareil mobile pour vivre cette expérience de manière collaborative.

 

 

Nouvelles normes en matière de revenu et de location (Salle Fontaine H)

Presenter: Irene Wiecek, Rotman School of Management

Accounting standards continue to evolve and we all do our best to keep on top of everything. Irene will highlight the top 10 things you need to know in terms of recent changes to IFRS and ASPE. She will look at practical ways to incorporate these changes into the curriculum as well as some fun things to get students excited about embracing the constantly evolving IFRS/ASPE landscape. It is not about adding more to your curriculum but more about repositioning. In all the minutiae – there are some basics. Let’s get together and talk!

Séances 4 : 10 h 45 à 12 h 15

Recherche

4-A : Juste valeur : (Salle St-Lambert) Modératrice : Ionela Bacain

Comptabilité à la juste valeur et coût des capitaux empruntés

Auteurs : Michel Magnan, Yaqi Shi, Haiping Wang*

Intervenante : Na Li

En utilisant les données relatives aux sociétés de portefeuille bancaires des États-Unis entre 2007 et 2014, les auteurs étudient le lien entre la comptabilité à la juste valeur et le coût des capitaux empruntés, et l’incidence de l’expertise sectorielle de l’auditeur sur ce lien. Les résultats obtenus semblent indiquer que l’utilisation plus abondante des mesures de la comptabilité à la juste valeur dans les états financiers est généralement associée à un coût supérieur des capitaux empruntés, ce qui confirme l’allégation selon laquelle la comptabilité à la juste valeur serait associée à une moins grande fiabilité. Les constatations des auteurs révèlent en outre que les données d’entrée de niveaux 2 et 3 relatives à la juste valeur sont associées à un coût supérieur des capitaux empruntés, ce qui indique que la fiabilité déficiente est principalement le résultat des estimations de niveaux 2 et 3. De plus, rien ne permet de conclure que l’expertise sectorielle de l’auditeur accroisse l’utilité des données que produit la comptabilité à la juste valeur pour la prise de décisions.

La pertinence par rapport à l’image fidèle dans la comptabilité à la juste valeur

Auteur : Lucas Mahieux

Intervenante : Stephani A. Mason

L’auteur s’intéresse à la pertinence classique par rapport au compromis de l’image fidèle dans le contexte de la comptabilité à la juste valeur. Il se penche en particulier sur le traitement comptable optimal d’un actif financier illiquide dans le cadre d’un modèle de délégation. La valeur de l’actif peut être mesurée à l’aide de données d’entrée observables sur le marché (données de niveau 2) et de données d’entrée non observables (données de niveau 3). Ainsi peut-elle être présentée soit au niveau 2 soit au niveau 3 dans la hiérarchie des justes valeurs. Fait intéressant, les données de niveau 3 ne sont utilisées que lorsque l’information privilégiée dont disposent les initiés est une information pertinente, en plus des données d’entrée observables, du fait que les initiés sont ainsi encouragés à se comporter correctement. L’auteur aborde deux problèmes de mise en application, la gestion du résultat et le risque de litige ou d’atteinte à la réputation des initiés, ce qui réduit l’utilisation des données de niveau 3 à l’équilibre. Enfin, au point d’équilibre d’une situation faisant intervenir de multiples sociétés, les données de niveau 2 accroissent la comparabilité des états financiers mais peuvent conduire à des effets de contagion. Il s’agit là d’un compromis d’importance pour les normalisateurs.

 

Modification apportée à l’IFRS 7 en octobre 2008 : un trou noir dans la galaxie de l’information

Auteure : Stephania Mason

Intervenante : Haiping Wang

L’auteure étudie la relation entre la conformité de l’information à la modification apportée à l’IFRS 7 en 2008 et plusieurs caractéristiques de la surveillance, telles que la spécialisation de l’auditeur, le suivi des analystes et la présence d’investisseurs institutionnels, en analysant un échantillon de sociétés provenant de 32 pays développés, inscrites au palmarès S&P 1200. Elle pose l’hypothèse selon laquelle les auditeurs spécialisés, les analystes et les investisseurs institutionnels ne font pas obstacle à la non-conformité de l’information. De plus, l’auteure examine la relation entre la conformité de l’information et le risque lié à la juste valeur et observe qu’un risque accru engendre une plus grande conformité de l’information. Les résultats obtenus par l’auteure indiquent que les pratiques en matière d’information continuent de varier de manière systématique entre les pays, quoiqu’ils appliquent une norme comptable commune.

4-B : IFRS : (Salle St-Laurent)

Adoption volontaire des IFRS par les sociétés non cotées du Royaume-Uni et décisions d’investissement à l’échelon de la société et du groupe

Auteurs : Paul André*, Fani Kalogirou

Intervenant : Hanen Khemakhem

Les auteurs étudient les déterminants et les motivations expliquant l’adoption des IFRS par les sociétés non cotées du Royaume-Uni. Quantité de sociétés non cotées font partie de vastes conglomérats. Pour ces sociétés, les décisions relatives aux pratiques en matière de communication d’information se prennent à l’échelon du groupe (Beuselinck et al., 2014) ; il faudrait donc s’attendre à ce que les conséquences économiques de ces pratiques quant aux décisions se manifestent à l’échelon de la société ainsi qu’à celui du groupe. Les auteurs vérifient cette hypothèse en examinant l’incidence de l’adoption des IFRS sur l’efficience des filiales au chapitre de l’investissement et sur la restructuration du portefeuille et du financement à l’échelon du groupe. Les résultats qu’ils obtiennent semblent indiquer que les actionnaires qui détiennent le contrôle sont, de fait, un déterminant important dans la décision d’adopter volontairement les IFRS. Les sociétés contrôlées par des fonds ou par des sociétés financières et des sociétés de fabrication sont davantage susceptibles d’adopter les IFRS, alors que les sociétés contrôlées par des particuliers le sont moins. Les auteurs constatent également que l’adoption des IFRS accroît l’efficience des investissements à l’échelon des filiales et affiche une relation positive avec la probabilité d’émission d’actions à l’échelon du groupe. Toutefois, bien que des groupes de taille importante adoptent les IFRS pour accroître la transparence et éviter les prises de contrôle, les groupes de taille plus modeste semblent adopter les IFRS dans le cadre de leurs plans d’expansion.

Analyse de l’adoption des IFRS et de la liquidité : comparaison du Canada avec l’Australie et le Royaume-Uni

Auteurs : Shahid Ali Khan*, Mark C. Anderson, Hussein A. Warsame, Michael Wright

Intervenant : Paul André

Les auteurs analysent l’incidence de l’adoption des IFRS, à l’échelle nationale, sur la liquidité des sociétés nationales par rapport aux sociétés internationales. Ils se penchent sur deux forces concurrentes ayant une incidence sur la liquidité, associées à l’adoption des IFRS : l’amélioration de la comparabilité des sociétés appartenant à un même secteur d’activité et la réduction des tentatives d’adaptation de l’information financière pour répondre aux besoins des investisseurs locaux. Dans le cas du Canada, les auteurs constatent que la liquidité augmente chez les sociétés internationales qui ne sont pas états-uniennes, mais qu’elle diminue chez les sociétés nationales canadiennes, conformément à l’idée de compromis entre comparabilité internationale et localisation. Les auteurs comparent également la liquidité avant et après l’adoption des IFRS, chez les sociétés nationales et internationales cotées au Canada, à la liquidité avant et après l’adoption des IFRS, chez les sociétés cotées en Australie et au Royaume-Uni.

 

4-C : Marchés des capitaux # 2 : (Salle St-Michel)

Quels sont les coûts de l’admission d’erreurs pour les sociétés étrangères cotées aux États-Unis ?

Auteurs : Weili Ge, Dawn Matsumoto, Emily Jing Wang*, Jenny Li Zhang

Intervenant : Jian Kang

Les auteures se penchent sur les répercussions du retraitement des états financiers des sociétés étrangères cotées en bourse aux États-Unis sur le marché des actions. Elles constatent que, parmi les sociétés qui commettent des irrégularités, les sociétés étrangères font l’objet de réactions du marché sensiblement plus négatives, à la suite d’annonces de retraitement, que les sociétés des États-Unis. De plus, les auteures notent que ces réactions du marché sont davantage négatives dans le cas des sociétés étrangères de pays dont les normes comptables s’éloignent davantage des normes des États-Unis, de pays dont les modes d’application des normes de comptabilité et d’audit sont moins rigoureux, et de pays dont les traditions de primauté du droit sont moins prégnantes. Enfin, les auteures démontrent l’existence d’un effet de contagion géographique, puisque les sociétés d’un même pays dont les états financiers ne sont pas soumis à un retraitement voient également fléchir sensiblement le cours de leurs actions à la suite de retraitements.

Attentes de résultats futurs et attributs des résultats

Authors: Jian Kang, Catalin Starica*

Intervenante : Anup Srivastava

En quoi les attributs des résultats influent-ils sur les attentes des investisseurs quant aux résultats futurs qui se reflètent dans les prix du marché ? Les auteurs isolent la contribution des résultats de l’exercice à l’établissement des prix au moyen d’une évaluation tenant compte des attentes sous l’unique éclairage de la valeur des résultats de l’exercice. Les erreurs de prix indiquent la mesure dans laquelle les attentes sont façonnées par des données autres que les résultats de l’exercice. Les auteurs estiment le lien entre ces erreurs de prix et onze paramètres liés à la qualité des résultats, utilisés dans les ouvrages empiriques, à l’aide d’un échantillon de sociétés non financières des États-Unis observées au cours de la période 1971-2014. Ils constatent avant tout que les ré-sultats de qualité varient peu (persistent) et sont un bon indicateur des résultats futurs.

Récolter maintenant ou investir davantage : un regard neuf sur le dilemme

Auteurs : Ashish Sood, Anup Srivastave*, Birendra K. Mishra

Intervenante : Emily Wang

Les sociétés sont régulièrement aux prises avec le dilemme suivant : faut-il extraire le produit des investissements passés ou investir davantage dans la création de valeur ? Il s’agit de ce que les chercheurs appellent l’« axe stratégique », qu’ils analysent en isolant les frais de R&D des frais de publicité. Cette approche paraît incomplète pour trois raisons. Premièrement, plus de 75 % des sociétés inscrites à la cote ne font état d’aucuns frais de R&D et de publicité. Deuxièmement, les frais de R&D ne sont souvent présentés que partiellement dans les états financiers. Troisièmement, une proportion croissante des ressources est investie dans les relations avec la clientèle, les compétences des ressources humaines et le capital organisationnel. Les auteurs se penchent sur ces limitations en procédant à un inventaire plus exhaustif des activités d’appropriation de la valeur et de création de valeur à partir des frais généraux et des frais de vente et d’administration. Ils proposent ensuite une nouvelle mesure de l’axe organisationnel complémentaire à l’axe stratégique. Ils constatent que les glissements imprévus de la création de valeur vers l’appropriation de la valeur diminuent la valeur de marché d’une société, contrairement aux affirmations des études précédentes. Il est néanmoins préférable pour les sociétés de récolter la valeur en période de performance exceptionnellement élevée. La réaction des marchés boursiers aux virages stratégiques des sociétés diffère selon le contexte économique dans lequel elles exercent leurs activités et la palette des occasions d’investissement qui s’offrent à elles.

4-D : Marché de l'audit # 2 : (Salle St-Léonard) Modérateur : Christian Pietsch

Caractéristiques propres aux Quatre Grands cabinets d’expertise comptable : les dimensions de l’information financière communiquée

Auteur : Nattavut Suwanyangyuan

Intervenante : Angélique Malo

L’auteur élargit les recherches précédentes sur les déterminants des honoraires d’audit en introduisant des mesures plus élaborées de la complexité de l’information communiquée à titre de déterminants importants de ces honoraires. Il mesure plus précisément la complexité de l’information communiquée, à l’aide du volume net de documents produits dans le cadre du dépôt de la déclaration 10-K, ainsi que la qualité de la décomposition des données comptables afin de déterminer respectivement la qualité narrative et numérique de l’information fournie dans les rapports annuels. L’auteur constate, preuves à l’appui, que ces deux dimensions de l’information affichent un lien positif avec des honoraires d’audit supérieurs, ce qui donne à penser que l’audit de déclarations 10-K plus volumineuses et plus détaillées exige davantage d’efforts. Observation plus importante encore, parmi les Quatre Grands cabinets comptables, PwC a pour caractéristique non seulement de facturer des honoraires d’audit plus élevés mais de se charger de l’audit de sociétés dont les déclarations 10-K sont plus volumineuses et contiennent de l’information plus détaillée. Dans leur ensemble, ces résultats indiquent que l’influence particulière qu’ont les audits de PwC se manifeste non seulement sur l’établissement du prix des services d’audit mais également sur l’étendue de l’information devant être fournie dans les rapports financiers.

Intégration Des Changements De Normes Professionnelles Dans Les Processus Organisationnels De Cabinets Comptables De Petite Et De Moyenne Taille

Auteurs : Angélique Malo*, Anne Fortin, Sylvie Héroux

Intervenant : Julien Le Maux

Les auteures analysent comment les changements instaurés en certification au Canada dans les années 2000 ont été intégrés dans les processus organisationnels de cabinets comptables de petite et de moyenne taille. Elles s’appuient sur le cadre conceptuel des 4I (intuiting/pressentir, interpreting/interpréter, integrating/intégrer et institutionalizing/institutionnaliser) de l'apprentissage organisationnel (Crossan et al., 1999). Des entrevues dans 33 cabinets comptables leur permettent de constater que ces derniers disposent de processus organisationnels permettant de faire le suivi des modifications apportées aux normes et d'en faire l'analyse, selon leurs besoins, pour évaluer les changements à opérer dans les processus du cabinet. Les changements en certification des années 2000 ont nécessité la création de nouvelles procédures, de nouveaux outils de travail ainsi que certains changements structurels. L'ensemble de ces changements a contribué à accroître le coût de l'audit, ce qui a entraîné la conversion de missions d'audit en missions d'examen, et cela avec l'assentiment des banques.

Incidence du marché des prises de contrôle sur les honoraires d’audit : données liées aux lois internationales relatives aux fusions et aux acquisitions

Auteurs : Ahrum Choi, Jeong-Bon Kim, Jay Junghun Lee*, Jong Chool Park

Intervenant : Naqi Sayed

Les auteurs se demandent si la gouvernance externe du marché des prises de contrôle influe sur les honoraires d’audit et de quelle manière cette influence s’exerce. Ils posent et confirment l’hypothèse selon laquelle les honoraires d’audit diminuent de manière significative après l’adoption des lois internationales relatives aux fusions et aux acquisitions, du fait que le renforcement de la gouvernance externe par la loi sur les OPA réduit le risque de délégation perçu par les actionnaires. Les auteurs constatent également que l’effet disciplinaire des lois relatives aux fusions et aux acquisitions est plus prononcé dans les pays où les investisseurs sont mieux protégés et chez les clients auxquels est associé un risque d’audit plus faible ainsi que les clients des Quatre Grands cabinets d’audit. Ces constats enrichissent la littérature en améliorant notre compréhension de l’évaluation que font les auditeurs du risque associé aux clients et des contrats auditeur-client.

4-E : Divulgation de l'information # 3 : (Salle St-Pierre) Modératrice : Karen Naaman

Information facultative et négociation éclairée

Auteur : Evgeny Petrov

Intervenant : Darren Henderson

L’auteur étudie l’incidence de la négociation éclairée sur la communication d’information facultative. Si la communication d’information est onéreuse, la négociation éclairée réduira la communication d’information. Les négociateurs étant en mesure de découvrir l’information favorable à l’entreprise, la communication d’information supplémentaire ne sera pas nécessaire. Si l’entreprise bénéficie de la communication d’information par la direction, la négociation éclairée accroîtra la communication d’information. Les négociateurs étant en mesure de découvrir l’information défavorable à l’entreprise, le gestionnaire détenant cette information sera moins enclin à la partager avec des gestionnaires mal informés et la communiquera pour démontrer qu’il est bien renseigné. De plus, la négociation éclairée peut avoir une incidence réelle positive ou négative en massant la production d’information à l’entrée ou à la sortie.

Information facultative relative au bilan et aux flux de trésorerie communiquée à proximité des retraitements

Auteurs : Kai Chen, Darren Henderson*, Christine I. Wiedman

Intervenant : Evgeny Petrov

Les auteurs s’intéressent aux modifications apportées aux informations facultatives relatives au bilan et aux flux de trésorerie dans les communiqués sur les résultats émis à proximité des annonces de retraitement. Ces informations sont pertinentes en période de retraitement puisqu’elles permettent aux investisseurs de mieux évaluer les ajustements discrétionnaires et la qualité de l’information financière dans un contexte où l’incertitude entourant l’information est élevée. Les auteurs, qui analysent 2 029 retraitements, constatent que les informations relatives au bilan et aux flux de trésorerie diminuent sensiblement à la suite des annonces de retraitement. Cette diminution est particulièrement notable dans le cas des retraitements importants et des sociétés affichant un risque élevé de litige ex ante. En outre, les auteurs observent que les coefficients de réaction aux résultats sont sensiblement plus faibles à la suite des annonces de retraitement uniquement dans le cas des sociétés dont le volume d’information communiquée a diminué, ce qui laisse croire que le volume réduit d’information fournie expliquerait en partie le fléchissement des coefficients de réaction aux résultats après retraitement.

Choix comptables discrétionnaires et qualité informative de l’information facultative

Auteurs : Xu Jiang, Baohua Xin*

Intervenant : Evgeny Petrov

Les choix discrétionnaires sont partout présents dans les règles comptables. Pour les défenseurs de ces choix, le fait d’autoriser cette latitude permet aux gestionnaires d’incorporer davantage de renseignements dans l’information qu’ils présentent, alors que pour ceux qui s’y opposent, les gestionnaires risquent d’abuser de cette latitude et de se livrer à la gestion du résultat aux dépens des actionnaires. Les auteurs modélisent explicitement les choix comptables discrétionnaires et la gestion du résultat dans une situation de communication d’information proposée par Shin (1994). Ils se servent de cette situation pour étudier l’interaction entre la présentation par la direction d’information facultative et la présentation obligatoire subséquente d’information pertinente pour l’évaluation, et ils explorent l’incidence des choix comptables discrétionnaires que permet l’information obligatoire sur la qualité informative de l’information facultative. Les auteurs montrent qu’à l’équilibre, accorder au gestionnaire une certaine latitude dans les rapports financiers obligatoires peut améliorer la qualité informative de l’information facultative plus occasionnelle —  en permettant aux investisseurs de mieux évaluer la qualité de la gestion et les perspectives futures des sociétés, plus rapidement. Toutefois, accorder trop de latitude à la gestion du résultat risque de réduire la qualité informative de l’information facultative. Permettre une certaine latitude (modérée) dans les états financiers que les sociétés sont tenues de produire peut donc procurer un avantage insoupçonné.

4-F : Fraude : (Salle Fundy)

Éthique et SOX : bilan de recherches en éthique des affaires

Auteurs : Irene M. Gordon*, Jamal A. Nazari

Intervenante : Paulina Arroyo

L’adoption de la loi Sarbanes-Oxley (SOX) en 2002 avait pour but de redonner leur légitimité aux marchés boursiers et d’améliorer les règles d’éthique auxquelles étaient assujettis les gestionnaires et les auditeurs de sociétés. Quinze années s’étant écoulées depuis, il est opportun de s’interroger sur les répercussions de cette législation sur la recherche universitaire. Les auteurs examinent les publications relatives à la discipline de l’éthique des affaires reposant sur la SOX. Leur travail contribue de manière générale au champ d’étude de la gestion comparativement aux travaux précédents se rattachant à une discipline plus circonscrite. Les auteurs complètent les publications universitaires en étudiant l’étendue des sujets liés à la SOX, et ils précisent dans quelle mesure la recherche en éthique des affaires repose sur la SOX. Ils définissent les tendances de ces publications au cours des quinze années précédentes et produisent des données relatives aux cadres de référence théoriques généraux en vue d’améliorer la compréhension de l’étendue et de la profondeur des théories utilisées dans ce domaine de recherche. Les auteurs se servent des résultats obtenus pour déterminer quels sont les sujets liés à la SOX sur lesquels les chercheurs se sont peu penchés jusqu’ici dans leurs travaux sur l’éthique des affaires et qui pourraient faire l’objet de recherches futures.

Le conseil maternel « excuse-toi » s’applique-t-il à la fraude ?

Auteurs : Michael J Wynes*, Pamela R. Murphy

Intervenante : Irene M. Gordon

Les auteurs se demandent comment la présentation d’excuses pour la perpétration d’une fraude influe sur l’impression négative qu’éprouvent les investisseurs et sur le comportement de négociation et le comportement moral de ces derniers. Ils comparent l’efficacité des excuses par rapport à deux autres stratégies de communication : l’attribution de la responsabilité de la fraude à un tiers (un bouc émissaire) ou la réplique « sans commentaires ». Ils produisent des données démontrant que la façon dont les organisations réagissent à une fraude comptable influe de manière significative sur l’impression négative qu’éprouvent les investisseurs et sur leur riposte, mais qu’elle a une très faible incidence sur leur comportement d’investissement. Inversement, les réactions organisationnelles à la malversation n’influent que sur le comportement de négociation. Ces résultats intéresseront ceux et celles qui ont la mission de restaurer les relations avec les investisseurs en situation de crise.

Dénonciation : recherches universitaires et perspectives réglementaires

Auteures : Paulina Arroyo*, Nadia Smaili

Intervenant : Michael Wynes

L’étude vise trois objectifs. Premièrement, les auteures prennent un instantané de l’évolution de la recherche sur la dénonciation. Deuxièmement, elles étudient la notion de dénonciation sous l’angle de la réglementation en examinant la réglementation en matière de dénonciation dans cinq pays. Enfin, elles se demandent si, dans les perspectives universitaire et réglementaire, la dénonciation est perçue comme ayant évolué au même rythme et si cette évolution a des répercussions sur les progrès de la recherche en matière de dénonciation. L’analyse des auteures montre que la définition de la dénonciation que proposent Near et Miceli (1985) est incomplète et étroite, si l’on en juge par les normes actuelles, pour ne pas dire déphasée par rapport aux besoins des autorités de réglementation.

4-G: Information et perception # 1 : (Salle Longueuil) Modérateur : Najib Sahyoun

Mauvaise foi de la direction, nettoyage du bilan et asymétrie de l’information : résultats d’une analyse linguistique

Auteur : Ole-Kristian Hope, Jingjing Wang*

Intervenant : Nattavut Suwanyangyuan

Les études antérieures livrent des données divergentes quant à la façon dont l’asymétrie de l’information au niveau de l’entreprise change après le nettoyage du bilan. Bien que les nettoyages de bilan puissent améliorer l’environnement informationnel et réduire l’asymétrie de l’information, ils peuvent aussi dégrader cet environnement et brouiller la performance de l’exploitation. Dans leur étude, les auteurs se penchent sur le rôle de l’éthique de la gestion. Ils cherchent à savoir plus précisément si la bonne foi des gestionnaires (ou, inversement, leur mauvaise foi) modifie le regard des investisseurs sur les nettoyages de bilan. En appliquant l’analyse linguistique aux conférences téléphoniques d’annonces de résultats et en recourant à une méthodologie de recherche d’écart dans les différences, les auteurs notent que l’asymétrie de l’information (à laquelle la mesure de l’illiquidité d’Amihud sert de variable de substitution) est significativement plus élevée à la suite de nettoyages du bilan opérés par des chefs de la direction qui sont de très mauvaise foi qu’après des nettoyages de bilan opérés par des chefs de la direction qui le sont moins.

Analyse de l’incidence du raisonnement motivé et de la dissidence sur la recherche d’informations et l’évaluation d’une stratégie à l’aide du tableau de bord : une étude oculométrique

Auteurs : Tota Panggabean, Yasheng Chen, Johnny Jermias*

Intervenant : Ira Yeung

Les auteurs utilisent un dispositif de suivi oculaire pour mesurer le comportement de recherche d’informations des individus lorsqu’ils évaluent les données du tableau de bord. Ils montrent que les participants à la mise en application initiale du tableau de bord sont enclins à consulter les informations qui s’y trouvent de manière plus directive, comparativement à ceux qui n’ont pas participé à sa mise en application. Ils montrent également que les individus à qui est communiquée une opinion divergente consultent un plus large éventail d’informations en employant une méthode de recherche séquentielle. Les auteurs découvrent que les individus qui emploient une méthode de recherche directive sont davantage susceptibles de juger efficace une nouvelle stratégie que ceux qui emploient une méthode de recherche séquentielle.

L’utilisation de titres honorifiques dans les rapports comptables dénote-t-elle un risque plus élevé d’anomalies financières ? Le cas de la Chine

Auteurs : Feng Chen, Du Xingqiang, Shaojuan Lai, Mary L. Z. Ma*

Intervenant : Jingjing Wang

Dans une perspective sociolinguistique, les auteurs se demandent si l’utilisation par les auditeurs chinois de titres honorifiques et d’appellations réelles pour désigner les sociétés clientes lorsqu’ils s’adressent à elles dans les rapports d’audit dénote un risque marginal d’anomalies financières. Ils posent l’hypothèse selon laquelle l’utilisation de titres honorifiques par les auditeurs signale leur situation sociale inférieure par rapport à celle des clients, ce qui en vient à compromettre l’indépendance de l’auditeur et à accroître le risque d’anomalies financières. Les auteurs relèvent des probabilités sensiblement plus élevées d’anomalies financières d’une ampleur beaucoup plus grande dans les sociétés auxquelles les auditeurs s’adressent en utilisant un titre honorifique que dans les sociétés auxquelles ils s’adressent en utilisant leur appellation réelle. De plus, comparativement à l’usage constant de titres honorifiques par les auditeurs, l’usage facultatif de titres honorifiques est en relation positive marquée avec la présence d’anomalies. Les auteurs montrent, en outre, que cette relation positive entre l’usage de titres honorifiques et le risque d’anomalies est plus faible lorsque le cabinet d’audit compte au nombre des Dix Grands cabinets comptables chinois, est spécialisé dans le secteur d’activité, est un cabinet constitué en société de personnes ou exerce ses activités sur un marché d’audit plus concentré. L’étude contribue à la littérature comptable portant sur la sociolinguistique et fournit des éléments probants à l’appui de la réforme proposée par l’International Auditing and Assurance Standards Board (IAASB) visant l’amélioration de l’utilité des rapports comptables.

Formation

L’enseignement de l’audit au 1er cycle (séance française) : (Salle Jacques-Cartier)

Présentatrice : Nancy Michaud, UQÀR

Cette séance sera présentée en français.

Cette séance de formation pratique porte sur l’utilisation de stratégies d’enseignement qui suscitent l’intérêt et vise le partage d’idées novatrices pour l’enseignement de l’audit au 1er cycle. Tout d’abord, la professeure présente des outils multimédias développés par une équipe d’enseignants dont elle a fait partie. Cette façon de faire est tout à fait en lien avec le concept relativement nouveau de la « classe inversée ». En demandant aux étudiants d’étudier des concepts théoriques en dehors des heures de cours, la professeure peut alors utiliser le temps en classe pour mettre en place d’autres stratégies pédagogiques qui favorisent l’implication des étudiants dans la salle de classe. Par la suite, cette séance de formation aborde l’utilisation de situations pratiques créées par la professeure afin de développer les compétences des étudiants au niveau de différents concepts d’audit. Finalement, une dernière stratégie présentée porte sur l’utilisation d’une entreprise d’entrainement pédagogique pour procéder à une simulation partielle en audit. Cette dernière stratégie permet aux étudiants de réaliser, de façon concrète, une partie du travail de l’auditeur. En plus d’exposer comment opérationnaliser l’enseignement des stratégies présentées, la professeure fait également part des trucs et astuces tirées de sa pratique d’enseignement universitaire.

Comptabilité et théorie sociale en classe : (Salle Pointe-aux-Trembles)

Présentatrice: Lisa Jack, University of Portsmouth, UK; Présidente, British Accounting and Finance Association

Lors de cette séance, Lisa Jack animera une discussion sur les méthodes les plus efficaces d'initier les étudiant(e)s à la comptabilité, en particulier ceux et celles ayant des antécédents dans le domaine du commerce, aux concepts fondamentaux de la théorie sociale (macro/micro; structure/agentivité; pouvoir/inégalité; temps/espace/changement). Son livre « Accounting and Social Theory: An introduction » (Introduction à la comptabilité et à la théorie sociale) (2017) comprend des conseils sur les problèmes de recherche ainsi que des orientations à propos des domaines propices à de nouvelles études. Les outils, techniques et avancées présentés par l’auteure sont conçus de façon à aider les étudiant(e)s et les chercheur(e)s débutant(e)s à voir la recherche sociale en comptabilité comme l’étude de l’usage, du mauvais usage et de l’abus des communications en matière de comptabilité par diverses personnes, de même que leurs effets sur les relations sociales. Des histoires de comptabilité en temps de guerre, de même que dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation, du genre, de la santé et autres, illustrent les diverses manifestations de la comptabilité au sein de la société.

Améliorer le rendement des candidat(e)s à l'EFC : (Salle Fontaine H)

Présentatrices : Lori Weatherbie et Kathy Letourneau, CPA Canada

Le personnel du Jury d’examen de CPA Canada abordera le rendement des candidat(e)s à l’Examen final commun (EFC) et le personnel du PFP (programme de formation professionnelle) discutera des mesures qu’il met présentement en œuvre pour remédier à ces lacunes. Le personnel de CPAC s’appuiera sur le rapport de l’EFC pour orienter la discussion et passer en revue les forces et faiblesses particulières décrites dans le rapport, et aura recours à des exemples pour illustrer ou approfondir la discussion. Le personnel chargé de l’évaluation évoquera aussi les « écueils » que nous observons dans les techniques et stratégies de rédaction des candidat(e)s, et fera des suggestions sur l’approche à adopter pour cet examen dont l’enjeu est important. Le personnel du PFP abordera les changements apportés aux modules communs et aux modules optionnels, tant dans les documents d’apprentissage en ligne que dans les activités pendant les ateliers en personne, dans le but d’améliorer le rendement des candidate(e)s à l’EFC.

 

Séances 5 : 14 h 15 à 15 h 45

Recherche

5-A : Gestion du résultat # 2 : (Salle St-Lambert) Modératrice : Kim Trottier

Intervention de dernière minute en gestion du résultat et rapidité de diffusion de l’information financière

Auteurs : Mark P. Kim, Spencer Pierce, Ira Yeung*

Intervenant : Chris Wong

Les auteurs se demandent si les sociétés qui publient leurs résultats annuels avec un retard imprévu se livrent davantage à la manipulation des résultats au dernier moment. Ils utilisent les variations du taux d’imposition effectif des entreprises entre le troisième et le quatrième trimestre pour repérer les interventions de dernière minute en vue de gérer le résultat. Ils constatent que les retards imprévus dans les annonces de résultats sont associés à la  pratique, aux fins fiscales, de plus importants ajustements discrétionnaires de dernière minute ayant pour effet d’accroître les bénéfices. Ce lien est le plus marqué dans le cas des sociétés retardataires dont les résultats dépassent les prévisions consensuelles des analystes. L’étude fournit les premières preuves empiriques à l’appui de la théorie de Trueman (1990). Les résultats qu’obtiennent les auteurs semblent indiquer que la qualité des nouvelles, à l’instar de leur contenu, varient en concomitance avec les retards imprévus dans les annonces de résultats annuelles.

Motivation de la direction à réduire la valeur des écarts d’acquisition en période de prospérité économique

Auteurs : Joseph P. Faello*, Seungjae Shin, Ajeet Jain

Intervenant : Shafu Zhang

Une tension se manifeste dans la recherche sur les pertes de valeur des écarts d’acquisition. D’une part, les chercheurs constatent que ces pertes de valeur améliorent la prévisibilité des flux de trésorerie et du rendement des actions. D’autre part, les pertes de valeur des écarts d’acquisition sont liées au comportement opportuniste de la direction. Les auteurs comblent une lacune dans la littérature en examinant les pertes de valeur des écarts d’acquisition des sociétés en période de prospérité économique. Les résultats ne confirment pas le rôle informatif de la comptabilisation des écarts d’acquisition et donnent à penser que les sociétés se servent de la radiation des écarts d’acquisition comme élément d’une stratégie plus vaste de gestion du résultat.

Limiter les dégâts : gestion du résultat en situation de crise liée à la défaillance d’un produit

Auteurs : Like Jiang, Michel Magnan, Lixin (Nancy) Su, Shafu Zhang*

Intervenant : Joseph P. Faello

Une crise liée à la défaillance d’un produit s’entend d’un événement médiatisé dans le cadre duquel il est déclaré que le produit d’une entreprise est défectueux ou ne respecte pas une norme de sécurité incontournable. Les auteurs constatent que les sociétés gèrent le résultat à la hausse dans le but d’atténuer les atteintes à la réputation de l’entreprise et les pertes personnelles du chef de la direction associées à la crise liée à la défaillance du produit. Conformément à l’hypothèse selon laquelle les crises liées à la défaillance d’un produit sont plus onéreuses pour les sociétés dont la réputation importe davantage, les auteurs notent que la gestion du résultat à la hausse est observée le plus souvent chez les sociétés victimes d’une crise qui produisent des biens durables et dont le marché est celui des clients industriels. Ils constatent également que la gestion du résultat à la hausse est plus marquée chez les chefs de la direction dont la rémunération est davantage fondée sur les actions et qui sont en début de mandat. En outre, la manipulation du résultat à la hausse dans le cadre d’une crise liée à la défaillance d’un produit facilite aux entreprises la rétention de leurs principaux clients l’année suivante et contribue à freiner la tendance à la réduction des gratifications des chefs de la direction et à leur rotation forcée.


5-B : Rapports financiers : (St-Laurent Room) Modératrice : Stephanie Ibach

Analyse fondamentale et utilisation du cycle de vie de l’entreprise à titre de variable de conditionnement

Auteurs : Dongning Yu*, Soonchul Hyun, Mark C. Anderson

Intervenant : Kaleab Y. Mamo

Un indicateur utilisé en analyse fondamentale peut avoir, pour les résultats futurs, des conséquences différentes dans des circonstances différentes. Les auteurs utilisent le cycle de vie de l’entreprise à titre de variable de conditionnement aux fins de d’une analyse fondamentale et se demandent comment les conséquences des indicateurs fondamentaux dans l’évaluation de la performance de l’entreprise varient selon le stade du cycle de vie. En étudiant un échantillon de 81 613 observations entreprise-année de 1989 à 2014, les auteurs constatent que les indicateurs fondamentaux basés sur les comptes clients, les dépenses en immobilisations, la main-d’œuvre, les stocks, les frais de vente et les frais généraux et administratifs, ainsi que sur la marge brute présentent une qualité informative différentielle au sujet de la valeur de l’entreprise, selon les stades du cycle de vie. Les résultats qu’ils obtiennent nous éclairent sur l’utilisation des données comptables dans l’évaluation des entreprises.

La transparence de l’information financière relative à la titrisation influe-t-elle sur les décisions des banques en matière de prêts ?

Auteur : Kaleab Y. Mamo

Intervenant : Luc Desrousseaux

L’auteur s’intéresse à l’incidence de la transparence de l’information financière relative à la titrisation sur les décisions des banques en matière d’octroi de prêts. Il pose l’hypothèse selon laquelle la transparence influe sur les décisions des banques en matière de prêts à cause de son incidence sur la capacité des parties prenantes des banques à surveiller et circonscrire la prise de risques. À l’aide de données sur les prêts tirées de la base de données de la Home Mortgage Disclosure Act et des prises de position du FASB relatives à la comptabilisation de la titrisation qu’il associe aux bouleversements au chapitre de la transparence, l’auteur constate que les banques spécialisées dans la titrisation octroient des crédits hypothécaires présentant davantage de risque à la suite des prises de position comptables permettant une plus grande opacité et des crédits hypothécaires présentant moins de risque à la suite des prises de position préconisant la transparence. L’auteur montre au surplus que l’adéquation gestionnaire-actionnaire, les contraintes réglementaires et la discipline du marché modèrent l’incidence de la transparence sur les décisions des banques en matière d’octroi de prêts.

Audace en matière d’information en présence de fonds spéculatifs militants

Auteur : Luc Desrousseaux

Intervenant : Dongning Yu

L’existence de fonds spéculatifs militants incite-t-elle les sociétés que ciblent ces fonds à faire preuve d’une plus grande audace dans leurs choix en matière de communication d’information ? Le rôle de surveillance de ces actionnaires avertis est actuellement au cœur d’un débat animé chez les enseignants et les professionnels en exercice. En utilisant une base de données exclusive sur les actionnaires militants et plusieurs variables de substitution à la qualité du résultat pour un échantillon de sociétés américaines inscrites à la cote, l’auteur jette un éclairage sur ce débat. Les résultats obtenus corroborent partiellement les perceptions du public à l’égard de la vision à court terme de ces fonds spéculatifs militants. L’auteur relève néanmoins également certaines données établissant que les fonds spéculatifs militants influent sur les pratiques des sociétés émettrices en matière d’information financière, en les incitant à modérer leur audace au chapitre de la communication d’information, ce qui confirme les avantages de leur surveillance.

 

 

5-C : Fiscalité # 2 : (Salle St-Michel)

Évitement fiscal et satisfaction de la clientèle

Auteurs : Mark C. Anderson, Sina Rahiminejed*, Harun Rashid, Hussein A. Warsame

Intervenante : Amna Chalwati

Les auteurs étudient le lien empirique entre la satisfaction de la clientèle et l’évitement fiscal. La satisfaction de la clientèle est un actif incorporel précieux pour la plupart des sociétés. En revanche, l’évitement fiscal est une pratique socialement réprouvée qui risque de porter préjudice à la réputation de l’entreprise. Les auteurs avancent donc que les sociétés qui s’emploient à satisfaire les clients éviteront de s’engager dans des stratégies fiscales exagérément risquées. Utilisant les indicateurs de l’American Customer Satisfaction Index (ACSI) à titre de mesure de la satisfaction de la clientèle, ils constatent que la satisfaction des clients présente un lien négatif avec les avantages fiscaux incertains. Cette observation est étayée par l’existence d’une relation positive avec les taux effectifs d’impôt déboursé et d’une relation négative avec les intérêts et les pénalités imposés par l’Internal Revenue Service (IRS) dans le cadre d’un audit fiscal. Pris dans leur ensemble, ces résultats portent à conclure que les sociétés qui sont davantage préoccupées par la satisfaction de la clientèle et la réputation affichent une probabilité plus élevée d’éviter les mesures fiscales audacieuses.

Gouvernance exercée par les actionnaires, gestion du résultat réel et échec des PAPE

Auteurs : Amna Chalwati*, Elizabeth Demers, Samir Trabelsi, Agnes Cheng

Intervenant : Samir Trabelsi

Les auteurs étudient le lien entre la gouvernance exercée par les actionnaires, la gestion du résultat réel et l’échec des PAPE. L’analyse à laquelle ils procèdent d’un échan-tillon de 7 244 PAPE de sociétés ayant fait appel public à l’épargne entre 1993 et 2015 révèle que la gestion du ré-sultat réel est en relation positive avec l’échec des PAPE, ce qui semble indiquer qu’en cas de détérioration de la performance de l’entreprise, et pour éviter le risque as-socié à la satisfaction de leurs obligations financières, les gestionnaires se livrent à la gestion des activités réelles. Les auteurs observent en outre que les lacunes de la gouvernance exercée par les actionnaires est en relation positive avec l’échec des PAPE. Dans leur ensemble, ces résultats portent à croire que des structures de gouver-nance déficientes dans les sociétés qui connaissent un tel échec ouvrent la voie à la manipulation des activités réelles et accroissent le risque opérationnel. Ces obser-vations sont du plus grand intérêt pour les investisseurs potentiels, mais également pour les autres parties pre-nantes liées à une société faisant appel public à l’épargne — auditeur, souscripteur, avocats-conseils, employés ou cadres susceptibles d’envisager de se joindre à la société.

5-D : Information et Perception # 2 : (Salle St-Léonard) Modératrice : Brenda Collings

Divergences d’opinions des médias et prévisions de résultats des analystes

Auteurs : Hangsoo Kyung, Albert Tsang*

Intervenant : Samir Trabelsi

Les auteurs se penchent sur l’incidence de la divergence dans les opinions exprimées dans la couverture médiatique d’une société qui résultent de l’interprétation des nouvelles communiquées par cette dernière sur les propriétés des prévisions de résultats des analystes. Leurs constats révèlent que les divergences d’opinions des médias (MSD) sont associées à une exactitude plus grande des prévisions des analystes et à une tendance à l’optimisme prévisionnel moins marquée une fois contrôlé le niveau de couverture médiatique. Dans l’ensemble, les résultats obtenus par les auteurs confirment l’idée selon laquelle un meilleur traitement de l’information par les analystes en raison des divergences d’opinions des médias a une incidence positive sur la qualité de leurs prévisions. L’étude fournit donc de nouvelles indications en ce qui a trait au mécanisme grâce auquel les médias influent sur les intervenants du marché.

Attention au plafond de verre : une étude des modalités de présentation de l’information financière et des préjugés sexistes

Auteurs : Cristina Bailey, Steve Buchheit*, Kevin Kim

Intervenante : Joanne Jones

Les auteurs analysent comment les modalités de présentation de l’information financière (texte ou vidéo) et le sexe du gestionnaire influent sur la façon dont l’investisseur perçoit les compétences de la direction et la performance potentielle future de l’entreprise. Conformément aux résultats des recherches récentes sur le marché du travail (Shroeder et Epley, 2015), le fait de voir et d’entendre (plutôt que de lire) la même information présentée par le chef de la direction améliore l’évaluation des compétences de ce dernier ; ce résultat est toutefois en grande partie tributaire du sexe du chef de la direction. Les auteurs relèvent quelques éléments qui leur permettent de croire que l’avantage masculin est moins important dans les secteurs d’activité dits féminins (par exemple, la vente au détail de vêtements). La présence d’un chef de la direction masculin (mais non celle d’un chef de la direction féminin) dans une vidéo est également associée à de meilleures évaluations de la performance future de l’entreprise.

L’effet modérateur de l’intelligence émotionnelle et les jugements et décisions des directeurs de compte

Auteurs : Bruce Lagrange*, Chantal Viger

Intervenant : Hanen Khemakhem

L’augmentation de l’incertitude et de l’instabilité dans les environnements financiers combinée au changement de normalisation vers les IFRS ont complexifié le processus décisionnel des utilisateurs professionnels. L’objectif de cette étude est de déterminer si l’intelligence émotionnelle (IE) agit comme variable modératrice dans le processus de traitement de l’information des directeurs de comptes. Les participants font part de leurs jugements et de leurs décisions quant à quatre variables, soit la cote de risque et la cote de tendance globales de l’entreprise, la décision d’octroi du prêt et la décision quant au taux d’intérêt exigé. La variable indépendante manipulée correspond à trois différents niveaux de divulgation de l’information relative aux éventualités. Les résultats obtenus, que ce soit dans la relation entre le niveau de divulgation de l’information et les jugements, ou dans la relation entre ces jugements et les décisions, ne permettent pas de conclure à un effet modérateur de l’IE.

5-E : Méthodes expérimentales et méthodologies : (Salle St-Pierre)

L’incidence de l’horizon des tournois et du pourcentage de gagnants sur les comparaisons sociales et la performance des concurrents dans les compétitions multipériodes

Auteurs : Leslie Berger*, Theresa Libby, Alan Webb

Intervenant : Wolfgang Schultze

Dans leur étude, les auteurs se penchent sur l’incidence de deux caractéristiques de la conception des tournois, soit l’horizon du tournoi (compétitions répétées ou grand tournoi) et le pourcentage de gagnants (20 % ou 50 % des concurrents), sur la comparaison sociale des concurrents et leur performance dans les compétitions multipériodes. En procédant à une expérience, ils constatent que les grands tournois, comparativement aux compétitions répétées, engendrent un intérêt plus marqué pour la comparaison sociale, tant directe qu’indirecte, en raison de l’attrait de la rétribution, et que les grands tournois sont associés à une performance sensiblement meilleure dans les dernières étapes de l’affrontement. De plus, les auteurs constatent que les concurrents participant aux tournois dont la proportion de gagnants est élevée fournissent une meilleure performance que les concurrents de tournois auxquels dont la proportion de gagnants est faible. Les auteurs évaluent les conséquences de ces résultats pour la théorie et la pratique. 

Un plan de recherche cohérent visant l’étude de la pertinence pour l’évaluation

Auteurs : Jian Kang, Catalin Starica*

Le modèle des résultats résiduels (RR) a éclairé les recherches consacrées à l’étude des marchés de capitaux au cours des vingt dernières années. Aux fins de l’application empirique de ce modèle, les chercheurs formulent habituellement des hypothèses supplémentaires au sujet de la façon dont les résultats résiduels futurs peuvent être reliés aux données observées dans l’immédiat et anticipés à partir de ces données. Dans leur étude, les auteurs montrent comment la relation associée à l’évaluation des résultats résiduels peut être estimée sans a priori quant à la façon dont les données observées annoncent les résultats futurs. Le lien entre les valeurs immédiates informatives et les attentes de résultats futurs anormaux est déduit des données de façon constante. En laissant parler les données, les auteurs éliminent le risque d’erreur de spécification du processus de formation des attentes à cause d’hypothèses inadéquates.

Prudence et préférences endogènes

Auteurs : Wolfgang Schultze*, Christina Manthei-Geh

Intervenant : Jian Kang

Les études laissent croire jusqu’ici que les individus ont une préférence endogène pour la prudence comptable en raison de leur aversion intrinsèque pour la perte. Les auteurs fournissent les premiers résultats expérimentaux relatifs aux préférences endogènes des individus pour la prudence par rapport à la neutralité comptable. Les constatations préliminaires semblent indiquer que, dans le contexte d’un jugement fondé sur une aversion innée pour la perte, les individus accordent à la prudence davantage de valeur qu’à la neutralité. Dans le cadre d’un choix, ils étudient les préférences explicites des individus et recueillent des données établissant que les individus ne préfèrent pas consciemment la prudence lorsqu’on leur présente l’alternative. Les résultats obtenus révèlent que le fait de négliger les préférences endogènes pour la prudence peut avoir des conséquences économiques préjudiciables, telles qu’une disposition moins grande à investir.

5-F : Retraitements : (Salle Fundy) Modératrice : Na Li

Les dissimilitudes dans les antécédents des directeurs financiers influent-elles sur la qualité des états financiers ? Une application de l’apprentissage-machine et de l’analyse textuelle

Auteurs : B. Louise Hayes*, Efrim Boritz

Intervenante : Ionela Bacain

En recourant à l’apprentissage-machine, les auteurs classent l’expérience en audit, l’expérience en finance et la formation en comptabilité des directeurs financiers de sociétés du palmarès S&P 1500, pour la période s’échelonnant de 2006 à 2015. Ils constatent que la probabilité que les sociétés soient soumises à un retraitement est moins élevée (plus élevée) lorsqu’il s’agit de sociétés dont les directeurs financiers possèdent une expérience en audit (en finance) que lorsqu’il s’agit de sociétés dont les directeurs financiers ne possèdent pas d’expérience en audit (en finance). Ils constatent également que la formation comptable sans expérience en audit n’affiche aucun lien avec la probabilité de retraitement. Afin de classer les directeurs financiers, les auteurs élaborent une méthode d’analyse textuelle automatisée, nécessitant peu de travail, transparente, reproductible et adaptable, basée sur l’apprentissage-machine et sans doute utile aux recherches à venir.

Les modifications des estimations comptables sont-elles annonciatrices de retraitements comptables ?

Auteurs : Philip Beaulieu*, B. Louise Hayes, Lev M. Timoshenko

Les auteurs étudient la relation entre les modifications apportées aux estimations comptables et les retraitements subséquents. Selon la raison expliquant la modification apportée aux estimations, cette relation peut être soit négative (les modifications étant effectuées en réaction à l’évolution de la situation ou à l’obtention par la direction d’information nouvelle) soit positive (les modifications étant effectuées dans le but de gérer le résultat, ou les modifications n’étant pas le résultat d’estimations fiables ou ayant fait l’objet d’un audit de piètre qualité). Les auteurs posent et confirment l’hypothèse de l’existence d’une relation positive entre les modifications apportées aux estimations et les retraitements, sauf dans le cas des sociétés déficitaires de taille modeste où la relation observée est négative. L’hypothèse selon laquelle une modification apportée aux estimations serait associée à une probabilité accrue de retraitement subséquent intentionnel n’est que partiellement étayée.

Le rôle des éléments fondamentaux dans l’évaluation des titres au cours de la période entourant l’adoption de la loi SOX et de la loi Dodd-Frank

Auteurs : Sung S. Kwon*,  H. Semih Yildrin

Les auteurs analysent la pertinence boursière qu’attribuent les études antérieures au résultat et aux signaux fondamentaux des analystes financiers. Ils exposent quatre principaux constats. Premièrement, conformément aux allégations de la documentation comptable, la pertinence boursière du résultat net a décliné au fil du temps. Deuxièmement, la pertinence boursière du résultat conjugué aux signaux fondamentaux des analystes financiers a également décliné au fil du temps. Les études précédentes sur le sujet ont livré des résultats mitigés. En effet, certains chercheurs ont conclu à une hausse et d’autres, à une baisse de la pertinence boursière de la valeur comptable des actifs nets (capital-actions ordinaires) au fil du temps. La présente étude porte sur les signaux fondamentaux des analystes financiers, et non sur la valeur comptable des actifs nets, et sur la fluctuation dans le temps du degré de pertinence boursière de ces signaux. Troisièmement, les auteurs observent une corrélation négative entre les rendements excédentaires des sociétés et les règlements comme ceux de la loi SOX et de la loi Dodd-Frank, ce qui est conforme aux allégations précédentes de certains chercheurs selon lesquelles les coûts de mise en œuvre des règlements peuvent excéder les avantages qu’en récoltent les actionnaires des sociétés assujetties à ces règlements. Enfin, les auteurs notent également que les niveaux de gestion opportuniste du résultat, qui se manifestent dans certains de ces signaux fondamentaux, ont décliné après l’adoption de ces règlements.

5-G : Rémunérations des cadres # 3 : (Salle Longueuil)

En quoi la réduction de la dispersion des salaires influe-t-elle sur le comportement des employés ?

Auteurs : Conor Brown, John Harry Evans, Donald V. Moser, Adam Presslee*

Les auteurs constatent que les variations de la précision des mesures du rendement selon les emplois sont une source importante, quoique ignorée jusqu’à maintenant, de dispersion des salaires. En procédant à deux expériences, ils étudient l’incidence de cette dispersion des salaires induite par la mesure du rendement et l’incidence de la réduction subséquente de cette dispersion sur l’effort des employés dont le salaire est moins élevé. Dans la première expérience, les auteurs constatent que cette dispersion des salaires diminue l’effort des employés dont le salaire est moins élevé en réduisant leur perception d’équité salariale. Dans la seconde expérience, les auteurs constatent que la réduction de cette dispersion des salaires entraîne l’intensification de l’effort des employés dont le salaire est moins élevé, en augmentant leur perception d’équité salariale. Les auteurs traitent des conséquences de ces observations sur les plans pratique et théorique.

Incidence des capacités du mentor sur la performance et la rémunération en contexte d’asymétrie de l’information

Auteurs : Georgios Farfaras*, Ivan Stetsyuk

Les auteurs ont recours à un modèle de délégation tenant compte du risque moral et de l’antisélection pour étudier l’incidence des capacités du mentor sur la rémunération de ses mentorés. Un mandataire formé par un mentor dont les capacités sont supérieures en tire une expérience valable qui augmente non seulement sa productivité, mais également la sensibilité de son rendement à l’effort. Dans ce modèle, à l’équilibre, une productivité accrue se traduit par une rémunération totale plus élevée, et la sensibilité plus marquée du rendement à l’effort donne lieu à des incitatifs plus forts. Les auteurs, qui soumettent ces prédictions à des tests à partir de données relatives aux entraîneurs de football universitaire, constatent que les données empiriques appuient solidement les hypothèses formulées. Les entraîneurs de football qui ont auparavant travaillé à titre d’adjoints auprès d’entraîneurs chefs possédant des capacités supérieures sont, en moyenne, plus productifs. Les auteurs constatent qu’une augmentation de 1 pour cent de la performance du mentor (la variable de substitution aux capacités du mentor utilisée par les auteurs) entraîne une hausse de 7 800 $ la rémunération totale de l’entraîneur chef. Enfin, les entraîneurs chefs qui ont eu de meilleurs mentors sont exposés, en moyenne, à des incitatifs plus forts sous forme de gratifications monétaires, résultat conforme aux prédictions du modèle. 

L’incidence du report des versements de gratifications sur les intérêts personnels des gestionnaires : une étude expérimentale des décisions d’investissement et du déploiement d’efforts

Auteurs : Mandy M. Cheng, Tami Dinh, Wolfgang Schultze, Maria Assel*

Les auteurs examinent l’incidence du report et de la récupération des versements de gratifications sur les intérêts des gestionnaires dans le cadre de deux expériences. Conformément à la théorie des niveaux conceptuels, les auteurs constatent que le report des versements de gratifications accroît la disposition des gestionnaires à effectuer un investissement qui réduit leur gratification, en les encourageant à donner prépondérance aux intérêts à long terme de leur société et au rehaussement de leur réputation au sein de l’entreprise. La seconde expérience a pour but l’examen de l’incidence conjuguée du report et de la récupération des versements de gratifications sur la disposition des gestionnaires à déployer des efforts exigeants sur le plan personnel dans l’intérêt de la société. L’étude contribue au débat sur la rémunération efficace des cadres.

Formation

L’enseignement des contrôles internes au premier cycle (séance en français) : (Salle Fontaine H)

Présentateur : Denis Gendron,UQAM

Le contrôle interne est à la frontière de plusieurs autres disciplines comme la gouvernance, le contrôle de gestion, la gestion des risques et la comptabilité financière. Dans le monde de l’enseignement universitaire, il est souvent abordé comme une sous-discipline de la gouvernance et régulièrement enseigné comme une composante de l’audit externe. Cette séance de discussions abordera notamment les questions suivantes: Quelle est l’influence du profil de l’enseignant en contrôle interne sur son enseignement ? Comment pouvons-nous accroître les liens entre l’enseignement du contrôle interne et celui de la comptabilité de management ? Le contrôle interne devrait-il être enseigné séparément de l’audit externe et de la gouvernance ou y être intégré ? À la suite d’un bref exposé qui présentera quelques informations pour alimenter la discussion, il y aura une séance d’échange entre les participants pour chacune des questions précédentes.

Réflexions sur le recours à Excel de Microsoft dans la création d’instruments exclusifs d’évaluation des étudiants : (Salle Pointe-aux-Trembles)

Présentateur : Stephen Bergstrom, SAIT

L’une des méthodes les plus simples qui s’offrent aux étudiants pour tricher aux examens ou dans leurs travaux consiste à copier leurs réponses sur celles de leurs camarades ou de leurs voisins. Une solution évidente à ce problème est de soumettre chaque étudiant à des exercices d’évaluation exclusifs comportant des questions ou des paramètres différents de ceux de ses condisciples ; mais qui dispose du temps qu’exige la création d’un aussi grand nombre de versions distinctes d’un même examen ou d’un même travail ? Au cours de la séance proposée, les participants apprendront comment utiliser des fonctions simples d’Excel de Microsoft (comme RAND et RANDBETWEEN) pour produire aléatoirement différents exercices d’évaluation (ainsi que les corrigés correspondants) au prix de relativement peu d’efforts à long terme.

Un modèle d’enseignement pour la classe inversée : (Salle Jacques-Cartier)

Présentateur : Steve Janz, SAIT

Le modèle du processus d’apprentissage (Process of Learning Model — POLM) fournit un guide étape par étape visant l’élaboration et l’intégration en classe de l’apprentissage par les pairs, de la classe inversée, de l’évaluation inversée, de l’apprentissage collaboratif et de l’apprentissage par l’expérience. Les participants discuteront des répercussions de la théorie de  l’apprentissage constructiviste sur l’apprentissage des étudiants et feront l’inventaire des stratégies d’amélioration des capacités métacognitives dans le travail des étudiants préalablement aux cours et leur engagement après les cours.

Séances 6 : 16 h à 17 h 15

Recherche

6-A : Comptabilité de gestion # 2 : (Salle St-Lambert)

Coexistence des pratiques de contrôle de gestion et du succès de l’innovation en matière de produits

Auteurs : Jean-François Henri*, Marc J. F. Wouters

Intervenant : Ian Burt

Les données se rapportant à la relation entre les pratiques de contrôle de gestion (CG) et l’innovation sont quelque peu hétérogènes, notamment à cause de la conceptualisation caractéristique de l’innovation dans les écrits en comptabilité de gestion et de l’attention insuffisante accordée aux informations comme celles que livrent les pratiques de CG. Dans une étude exploratoire, les auteurs analysent dans quelle mesure la coexistence de pratiques de CG fournissant un éventail d’informations destinées à la prise de décisions contribue ou nuit au succès de l’innovation. Plus précisément, les auteurs se demandent si la diversité des indicateurs de performance non financiers et la complexité de l’information relative aux coûts contribuent précisément et concurremment au succès de l’innovation en matière de produits, et si la stratégie influe sur cette contribution. Les résultats d’un sondage auprès d’un vaste échantillon d’entreprises de fabrication montrent que, même si les pratiques de CG peuvent clairement favoriser le succès de l’innovation en matière de produits, leur coexistence dans la fourniture d’un éventail d’informations destinées à la prise de décisions peut faire obstacle à ce succès, en particulier dans les organisations où l’innovation en matière de produits sert de levier stratégique essentiel.

La comptabilité par activités a-t-elle sa place dans les services de sports intercollégiaux ?

Auteurs : Jimmy Smith, Ian Burt*, Michael Gentile

Intervenant : Jean-François Henri

L’instabilité du contexte financier des sports intercollégiaux est un problème que doivent affronter les établissements d’enseignement. Les gestionnaires de ces sports connaissent mal les enjeux financiers des sports intercollégiaux et les méthodes comptables de leurs établissements dans ce domaine. Compte tenu de la solution qu’offrent Lawrence, Gabriel et Tuttle (2010) ainsi que Lawrence (2013), soit rendre obligatoire l’usage de la comptabilité par activités, il est intéressant de chercher à savoir ce qu’en pensent les gestionnaires. Le but de l’étude est donc d’interroger les gestionnaires sur la façon dont ils envisagent les méthodes comptables de la NCAA, en leur demandant plus précisément s’ils utilisent ou non la comptabilité par activités afin de mieux comprendre les coûts et, dans l’affirmative ou la négative, pour quelles raisons. Les résultats qu’obtiennent les auteurs démontrent que la plupart des services des sports n’ont pas recours à la comptabilité par activités, principalement parce qu’ils ne voient pas la nécessité de disposer de l’information détaillée qu’elle produit. L’étude donne une vue d’ensemble des mesures que prennent les services des sports pour comprendre les coûts, les auteurs infirmant les allégations des études précédentes selon lesquelles la comptabilité par activités serait utile aux services des sports.

6-B : Performance des entreprises : (Salle St-Laurent)

Évaluation relative des indicateurs sectoriels de la manipulation des activités réelles

Auteur : Anup Srivastava

Intervenant : Naqi Sayed

Modératrice : Lisa Baillergeon

L’auteur examine la validité conceptuelle d’indicateurs de la manipulation des activités réelles (RAM — real activity manipulation) couramment utilisés et en évalue le bien-fondé respectif. Les éléments des frais de vente et des frais généraux et administratifs (FVGA), des frais de recherche et de développement (R&D) et des coûts de production que ne peuvent expliquer les produits d’exploitation de l’exercice mais qui diffèrent de ceux des sociétés comparables du secteur sont considérés comme des indicateurs de la RAM. Les déboursés au titre de la R&D et des FVGA sont toutefois en grande partie effectués dans l’espoir de produits futurs, ultérieurement à l’exercice. Les éléments non rapprochés des frais de R&D et des FVGA pourraient donc refléter la stratégie concurrentielle de l’entreprise, exigeant des investissements incorporels, et être néanmoins confondus avec la RAM.

Analyse des relations entre les indicateurs clés de performance dans un cabinet de services-conseils en ressources naturelles à l’aide d’une méthodologie DEMATEL

Auteurs : Naqi Sayed*, Camillo Lento

Intervenante : Vicky (Yan) Ma

L’évaluation de la performance joue un rôle d’importance dans l’élaboration d’une stratégie, la réalisation d’une mission et la création de valeur pour les actionnaires. Les cabinets de services-conseils en environnement deviennent de plus en plus indispensables dans la société, mais les défis qu’ils ont à relever dans l’évaluation de la performance tendent à devenir plus exigeants en raison de l’intangibilité et de la complexité des services offerts. Les auteurs utilisent les axes du tableau de bord et une méthodologie DEMATEL pour définir et comprendre les principaux indicateurs de performance des cabinets de services-conseils en environnement afin d’élaborer une carte stratégique. L’étude montre que l’apprentissage organisationnel est un élément causal essentiel pour les cabinets de services-conseils en environnement, les processus internes occupant également une place importante.

6-C : Frais de l'audit # 2 : (Salle St-Michel)

Résidence des membres du comité d’audit à proximité du siège social de l’entreprise et honoraires d’audit

Auteurs : Maryam Firoozi*, Michel Magnan

Intervenante : Stephanie Cheng

Depuis quelques années, les autorités législatives et les autorités de réglementation de plusieurs pays délèguent plusieurs responsabilités aux comités d’audit et à leurs membres, en particulier au chapitre des négociations avec les auditeurs des sociétés (article 301 de la SOX, par exemple). Les auteurs analysent comment la localisation géographique des membres du comité d’audit influe sur les honoraires d’audit. Le lieu de résidence des membres du comité d’audit importe, puisque les récentes réformes de la réglementation — comme l’adoption de la SOX et des mesures assurant la diversité au sein des conseils d’administration — ont amené les sociétés à nommer aux conseils et aux comités d’audit des membres provenant de secteurs géographiques différents pour satisfaire aux exigences réglementaires. De plus, la mondialisation et les progrès technologiques ont facilité le choix des sociétés de nommer des administrateurs résidant à l’extérieur des limites régionales. Les résultats de l’étude montrent que les sociétés dont le comité d’audit se compose d’un de membres résidant en plus grand nombre à l’intérieur des limites régionales versent des honoraires d’audit moins élevés. Deux facteurs peuvent expliquer ces observations : du point de vue de l’offre, les auditeurs peuvent associer un risque plus faible aux sociétés dont les comités d’audit se composent de membres résidant dans la région ; du point de vue de la demande, les comités d’audit composés de membres résidant dans la région peuvent jouir d’un plus grand pouvoir de négociation que ceux dont les membres résident à l’extérieur quant à l’étendue du travail d’audit et aux honoraires d’audit, en raison de leur accès à l’information « subjective ». Les conclusions de l’étude résistent à l’endogénéité et aux autres explications possibles.

Coûts liés à l’entrée dans le secteur de l’audit et honoraires d’audit : données relatives au regroupement des organismes comptables professionnels au Canada

Auteurs : Stephanie F. Cheng*, Ole-Kristian Hope, Danqi Hu

Intervenante : Maryam Firoozi

Les auteurs recueillent les premières preuves de l’incidence des coûts liés à l’entrée dans le secteur de l’audit sur les honoraires relatifs aux services d’audit dans un contexte quasi expérimental où le regroupement progressif récent de trois organismes comptables canadiens a entraîné l’assouplissement des restrictions relatives à l’agrément imposées à l’entrée dans le secteur de l’expertise comptable. En appliquant des tests d’écart dans les différences avec effets fixes aux sociétés clientes, aux cabinets d’audit et aux provinces, Les auteurs constatent que l’assentiment au regroupement réduit à la fois les honoraires d’audit et les honoraires des services autres que l’audit, et que la réduction des honoraires se concrétise lorsqu’il existe des obstacles à l’entrée dans le secteur autres que celui de l’obtention de l’agrément mais s’amplifie lorsque les clients ont un pouvoir de négociation plus important.

6-D : Gouvernance # 2 : (Salle St-Léonard)

Nomination de cadres déconsidérés aux postes d’administrateurs externes

Auteurs : Leah Baer, Yonca Ertimur*, Jingjing Zhang

Intervenant : Albert Kwame Mensah

Les auteures étudient ce que réserve le marché des administrateurs aux cadres apparemment impliqués dans des échecs de la gouvernance (et donc déconsidérés), la décision des sociétés de nommer ces cadres à des postes d’administrateurs externes, et la façon dont les investisseurs perçoivent ces décisions. Elles utilisent les recours collectifs en matière de valeurs mobilières comme variable de substitution aux échecs de la gouvernance et constatent que les cadres déconsidérés impliqués dans des poursuites graves (moins graves) sont davantage susceptibles de perdre (d’obtenir) un poste d’administrateur que les cadres qui ne sont pas déconsidérés. Les sociétés plus jeunes, dont la taille est plus modeste et qui sont susceptibles de bénéficier des compétences sectorielles des cadres sont davantage susceptibles de nommer des cadres déconsidérés à des postes d’administrateurs. Donc, bien que certains cadres déconsidérés subissent les conséquences négatives de leur situation sur le marché des administrateurs, d’autres sont en mesure d’obtenir des postes d’administrateurs externes, ne serait-ce que dans des sociétés dont la réputation laisse à désirer, soit parce qu’ils possèdent des compétences auxquelles ces sociétés attachent de la valeur à titre de conseillers, soit parce qu’ils sont perçus comme ayant des relations amicales avec la direction. La réaction du marché à la nomination de cadres déconsidérés est, en moyenne, négative.

Cette séance est gracieusement soutenue par la Chaire de gouvernance d’entreprise Stephen A. Jarislowsky dirigée par Michel Magnan, École de gestion John-Molson, Université Concordia, et la Chaire de gouvernance Stephen A. Jarislowsky dirigée par Claude Francoeur, HEC Montréal.

 

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Obstacles à la prise contrôle à l’ère de l’activisme des actionnaires

Auteur : Sa-Pyung Sean Shin

Intervenant : Chia-Chun Hsieh

L’auteur s’intéresse à l’interaction entre les mesures anti-offres et l’activisme des actionnaires. À l’aide d’un échantillon exhaustif d’interventions activistes des actionnaires entre 2006 et 2014, il relève une incidence différentielle des mesures anti-offres sur la probabilité qu’une situation soit ciblée par l’activisme ; une structure de capital présentant plus d’une catégorie d’actions ou un conseil d’administration renouvelable par tranches dissuade les activistes d’intervenir, alors que les sociétés qui optent pour la stratégie de la « pilule empoisonnée » sont davantage susceptibles d’être ciblées. La probabilité que les activistes réclament le retrait des mesures anti-offres et (ou) la vente de la société ciblée est plus grande si cette dernière a un conseil d’administration renouvelable par tranches ou une pilule empoisonnée, ce qui semble indiquer que, lorsque des mesures anti-offres sont un obstacle au marché de la prise de contrôle, les activistes s’emploient, par leurs interventions, à promouvoir des changements. L’auteur constate également que les sociétés ciblées qui ont des mesures anti-offres sont davantage susceptibles de retirer ces mesures défensives ainsi que de faire l’objet d’une acquisition après l’intervention activiste, ce qui laisse croire que l’activisme peut servir d’antidote aux mesures anti-offres. Enfin, bien que de nombreuses sociétés cibles adoptent la stratégie de la pilule empoisonnée en réaction aux interventions activistes, l’auteur ne relève aucune donnée confirmant qu’il s’agit là d’une mesure défensive efficace.

 

This session is generously sponsored by

the Stephen A. Jarislowsky Chair in Governance held by Claude Francoeur, HEC Montréal

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the Stephen A. Jarislowsky Chair in Corporate Governance held by Michel Magnan, John Molson School of Business, Concordia University

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6-E Marché de l'audit # 2 : (Salle St-Pierre)

Conflits d’intérêts dans le domaine de l’audit

Auteur : Lucas Mahieux

Intervenant : Ira Yeung

Un cabinet d’audit devrait-il offrir des services autres que l’audit à ses clients des services d’audit ? Sans invoquer l’argument classique du transfert des connaissances, l’auteur montre que l’obtention auprès de l’auditeur de services autres que l’audit peut être un choix optimal pour les investisseurs d’une société. Cette observation résulte d’un facteur externe incitatif : la possibilité d’offrir des services autres que l’audit ex post accroît les motivations ex ante de l’auditeur à consacrer des efforts à l’audit. Malgré ce facteur externe, la prestation de services autres que l’audit peut, dans certaines situations, diminuer la qualité de l’audit. L’étude porte sur l’incidence négative de cette baisse de qualité de l’audit lorsque deux sociétés appartenant au même secteur d’activité s’appuient sur les états financiers de leur homologue.

Pratiques liées aux marchés publics et marché de l’audit des administrations municipales

Auteures : Ana Cristina Marques*, Ana Calado Pinto

Intervenant : Alex Lyubimov

Modératrice : Sylvie Héroux

Les auteures étudient les déterminants i) des critères qui s’appliquent aux marchés publics relatifs aux services d’audit et ii) des honoraires d’audit des municipalités portugaises. Elles utilisent un jeu de données exclusif, issu de l’amalgame de nouvelles données tirées d’un sondage et de données auxquelles le public n’a habituellement pas accès. Les auteures constatent que la majorité des administrations municipales appliquent à leurs achats de services d’audit le critère du plus bas soumissionnaire. Cette pratique est cependant moins fréquente dans les administrations municipales où la complexité des marchés publics est plus grande et où la concurrence politique est plus intense. L’analyse des honoraires d’audit facturés à laquelle procèdent les auteures indique que ces honoraires sont plus élevés dans les administrations municipales où le processus des marchés publics est plus complexe, où la concurrence politique est plus intense et où l’intérêt des citoyens est plus marqué. Les honoraires d’audit sont également moins élevés dans les administrations municipales possédant un bureau d’audit interne.

6-F : Cadres réglementaires : (Salle Fundy)

L’incidence des contraintes de temps sur la révision des perceptions des investisseurs non professionnels

Auteurs : Christian P. R. Pietsch* et William F. Messier, Jr.

Intervenante : Carol Pomare

Les auteurs étudient l’incidence des contraintes de temps sur la révision des perceptions des investisseurs (non professionnels) et leurs décisions de placement à court terme. Dans une expérience réalisée en ligne, des particuliers investisseurs portent un jugement quant au prix d’une action et prennent une décision de placement à court terme après avoir reçu une annonce contenant quatre éléments d’information contradictoires (c’est-à-dire positifs et négatifs) au sujet des actions de la société. Les auteurs manipulent l’ordre dans lequel ces éléments d’information sont présentés aux participants et le temps dont ils disposent pour porter un jugement sur le prix de l’action et prendre une décision de placement. Les résultats de l’exercice sont les suivants. Premièrement, les investisseurs se sentent fortement contraints par le temps du simple fait qu’ils sont appelés à prendre une décision aussi rapidement que possible, même lorsque le temps dont ils disposent pour prendre cette décision est le même que celui qu’il leur faut habituellement pour prendre ce genre de décision. Deuxièmement, les investisseurs qui sont soumis à une contrainte de temps plus sévère sont davantage motivés mais éprouvent aussi davantage de stress. Troisièmement, la contrainte de temps ainsi que la motivation et le stress qui en résultent ont une incidence appréciable sur les jugements des investisseurs relatifs au prix des actions et sur leurs décisions de placement. Quatrièmement, beaucoup plus de participants soumis à une faible contrainte de temps que de participants soumis à une contrainte de temps relativement plus sévère décident d’investir à court terme dans les actions de la société.

Cinquièmement, les auteurs relèvent plusieurs variables (par exemple, la propension à prendre des risques, les années d’expérience en matière de placements, le niveau d’instruction et le sexe) qui ont une incidence sur l’expérience vécue par les investisseurs en ce qui a trait à la contrainte de temps, à la motivation, au stress ainsi qu’aux jugements portés sur le prix des actions et aux décisions de placement.

Enfin, fait étonnant, ni l’ordre dans lequel les éléments d’information sont présentés aux investisseurs ni leur interaction avec la contrainte de temps n’a d’incidence notable sur les jugements des participants quant au prix des actions et sur leurs décisions de placement.

Frictions sur le marché et gestion du risque dans une perspective historique : le cas des institutions financières et institutions de placement en Amérique du Nord

Auteur : Carol Pomare

Intervenant : Christian Pietsch

L’auteure a pour but d’analyser la fiabilité de l’information financière relative aux instruments financiers dans le contexte d’institutions financières et d’institutions de placement en Amérique du Nord. Les étapes essentielles de l’analyse sont définies en fonction de trois différents objectifs : i) faire de l’information financière un outil de gestion du risque pertinent en présence de frictions sur le marché et compte tenu de la volatilité de la performance qui en résulte pour les institutions financières et les institutions de placement en Amérique du Nord ; ii) déterminer les exemples négatifs de crise majeure pour les institutions financières et les institutions de placement en Amérique du Nord et faire une critique historique de ces événements majeurs ; et iii) institutionnaliser ces exemples négatifs en intégrant les instruments financiers dans la normalisation, en présence de frictions sur le marché et compte tenu de la volatilité de la performance des entreprises qui en résulte.

6-G : Organisations à but non lucratif : (Salle Longueuil)

L’historique de la dette nette, reflet de la gestion financière du gouvernement canadien

Auteurs : Ron Baker*, Morina Rennie

Intervenant : Walid Ben-Amar

La dette nette (les passifs diminués des actifs financiers) est une mesure de la viabilité financière dont font état les comptes publics du Canada depuis les tout premiers jours de son existence. Elle a donné (et continue de donner) à l’« efficacité » de la gestion financière du gouvernement canadien et aux bilans ponctuels de la situation financière du pays une visibilité particulière, mais elle a également une incidence sur les politiques futures. Les auteurs étudient cette visibilité en relation avec les principaux événements économiques et politiques sous-jacents qui ont façonné cet indicateur et ont été façonnés par lui. L’étude montre comment cette mesure financière a évolué et comment sa pérennité a été assurée au fil du temps, ainsi que la manière dont elle a été influencée par le contexte politique qui prévalait. Les auteurs y voient la preuve que la mesure de la dette nette a perdu de sa prévalence avec le passage à la comptabilité d’engagement.

L’incidence de l’information comptable et de la qualité de cette information sur les fonds octroyés par le gouvernement aux organismes sans but lucratif

Auteurs : Walid Ben-Amar*, Qiu Chen, Shujun Ding, Quon Tony

Intervenant : Vishal P. Baloria

Les auteurs étudient et confirment l’hypothèse selon laquelle les gouvernements utilisent l’information comptable, plus précisément les ratios des charges de programmes et des charges administratives, de manière différente selon le stade de leur processus décisionnel en matière de financement des organismes sans but lucratif. Au premier stade, lorsque les gouvernements font le tri des organismes devant être financés, ils sont moins susceptibles de choisir de financer les organismes sans but lucratif dont les ratios de charges administratives sont élevés. Toutefois, au second stade, au moment où les gouvernements partagent les fonds entre les organismes retenus, ni l’un ni l’autre de ces ratios comptables ne joue de rôle important dans la détermination de la valeur des fonds octroyés. Les auteurs constatent en outre que les gouvernements réagissent négativement aux ratios comptables de faible qualité dans leurs décisions de financement.

Formation

Plaidoyer comptable pour la résilience, la souplesse, l’innovation et la pérennité de l’entreprise — gestion des conséquences des changements climatiques : (Salle Jacques-Cartier)

Présentatrice : Sarah Keys, CPA Canada

Les changements climatiques présentent divers enjeux organisationnels, notamment au chapitre de l’exploitation, des finances et de la planification stratégique. Les professionnels comptables ont un rôle crucial à jouer dans la façon dont les organisations réagissent en gérant les risques auxquels elles sont exposées et les possibilités qui s’offrent à elles, ainsi qu’en augmentant leur résilience.

Au cours du séminaire interactif proposé, les comptables apprendront comment définir les risques et les possibilités associés aux changements climatiques et en quoi leurs compétences de CPA représentent un atout dans la réaction aux changements climatiques.

Au programme figurent des discussions générales et des discussions en petits groupes, ainsi que des études de cas. Le contenu du séminaire s’inspire du matériel tiré d’un projet de longue haleine mené par CPA Canada et Ressources naturelles Canada et géré par le Réseau entreprise et développement durable.

 

 

 

Apprentissage hybride : logiciel de saisie de cours en contexte d’apprentissage en classe : (Salle Pointe-aux-Trembles)

Présentatrice : Susan-Rae Hurley, NAIT

Le recours à un logiciel de saisie de cours peut-il accroître le succès des étudiants dans un contexte d’apprentissage en classe ? Traditionnellement utilisé dans le cadre du téléapprentissage ou réservé à l’apprentissage « inversé », le logiciel de saisie de cours offre la possibilité de libérer du temps de classe pouvant être consacré à d’autres activités. L’animateur de l’atelier proposera un récapitulatif de sa propre expérience en matière de création d’environnements d’apprentissage hybride et traitera du potentiel qu’offre la mise en œuvre de ce mode d’apprentissage, tant pour les enseignants que pour les étudiants.

Cet atelier intéressera ceux et celles qui ont envisagé de recourir au logiciel de saisie de cours mais qui n’en connaissent pas forcément toutes les modalités de mise en œuvre et (ou) d’application. Il portera plus précisément sur l’utilisation d’Echo 360 à titre d’outil de création, de plateforme d’accès des étudiants et d’instrument analytique en classe, l’exercice ayant essentiellement pour but de faire connaître les avantages et les inconvénients de ce modèle d’apprentissage.

 

La technologie en classe — astuces et conseils pour maximiser la participation des étudiants : panel animé par Wolters Kluwer (Salle Fontaine H)

Panelists:

Julie Robson, CPA, CA, CPA (Illinois)
Robert Harding Teaching Fellow, Tax Professor, Associate Director Master of Accounting Program

School of Accounting and Finance, University of Waterloo

Nathalie Johnstone, FCPA, FCA
University of Saskatchewan

Noreen Irvine, BSc,CMC
Haskayne School of Business, University of Calgary

Sue Deakin, MAcc, CPA, CA

Présidente par interim, Fanshawe College, Lawrence Kinlin School of Business

 

Les étudiants font de plus en plus appel à la technologie dans tous les aspects de leur vie. Comment exploiter ces connaissances numériques pour maintenir leur intérêt en classe, tout en économisant votre précieux temps de préparation ? Est-il possible d’agrémenter l’enseignement de la fiscalité ? L’atelier proposé vous fournira des réponses à ces questions !

 

Au cours de cet atelier, les membres du panel traiteront des astuces et des techniques qu’ils ont mises à l’épreuve avec succès — dans le cadre des cours de fiscalité et de comptabilité allant de la première année d’études jusqu’aux cycles supérieurs. Les techniques proposées sont en adéquation avec l’importance qu’accorde CPA Canada aux compétences telles que la lecture et l’interprétation de la législation, la réalisation de recherches en fiscalité et l’analyse exhaustives de problèmes par l’intermédiaire d’études de cas. Vous puiserez dans cet atelier des méthodes pratiques, pertinentes à chacune de ces compétences, que vous pourrez mettre à l’essai dans votre propre classe, ainsi que leurs variantes adaptées à différents niveaux de connaissances.

 

 


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