Chère Angie

Chère Angie

Bienvenue à la deuxième édition de la rubrique Chère Angie. Merci à toutes les personnes qui nous ont envoyé des compliments par courriel et un plus gros merci encore à celles qui nous ont fait parvenir suggestions, conseils ou questions. Il y a des enseignants extraordinaires un peu partout! Veuillez partager vos idées et conseils avec vos collègues en nous les transmettant par courriel à angela.downey@uleth.ca.

Chère Angie,

J’enseigne un cours à l’aide d’études de cas. J’aimerais que mes étudiants en présentent l’analyse, mais je ne dispose pas du temps nécessaire en classe. Que devrais-je faire?
Perplexe à l’Île-du-Prince-Édouard

Cher « Perplexe à l’Île-du-Prince-Édouard »,

Joan Conrod a une excellente suggestion à cet égard. Sa façon de faire permet aux étudiants de présenter des solutions de cas à leurs pairs tout en faisant en sorte que les exposés sont de qualité et que le temps en classe est judicieusement utilisé.

Joan choisit un cas et une soirée – à l’extérieur du temps en classe – où plusieurs groupes présentent le cas un après l’autre. Les étudiants doivent assister à au moins deux présentations après la leur (ils restent habituellement pour tous les exposés), mais ils ne peuvent assister à aucune avant la leur.

Le groupe gagnant présente le cas au prochain cours et obtient habituellement une note parfaite. Tous les groupes reçoivent une note en fonction de leur exposé. Si un groupe n’est pas satisfait de sa note, il peut participer à un autre concours (mais pas le dernier prévu à l’horaire, ce qui évite la procrastination).

Le désavantage de cette méthode est le fait que vous travaillez un soir de plus. Cependant, comme vous attribuez une note aux cas à mesure qu’ils sont présentés, vous réduisez le temps consacré à la correction. Les présentations sont d’autant plus amusantes qu’il n’y pas de course contre la montre, comme c’est le cas en classe.


Chère Angie,

Comment puis-je inciter mes étudiants à travailler individuellement à des problèmes en classe? Ils semblent regarder partout, parler et attendre que je donne la réponse au tableau.
FB à Ottawa

Cher « FB à Ottawa »,

Il vous faut créer un milieu où vos étudiants doivent présenter la réponse aux problèmes posés. Par conséquent, ils ne peuvent pas simplement s’asseoir et attendre les réponses. J’aime bien faire travailler mes étudiants dans leurs groupes quand nous faisons des projets en classe. Je les encourage à discuter des problèmes et à s’entraider tandis qu’ils les analysent. Cette démarche favorise la cohésion des groupes et permet aux étudiants les plus brillants de guider quelques-uns des autres. Les étudiants peuvent en apprendre énormément les uns des autres. Travailler à un problème dans ma classe, c’est bruyant!


Chère Angie,

Nous essayons de recueillir des données sur les étudiants. Nous voulons établir le profil de nos étudiants à partir du jour où ils mettent le pied à l’université jusqu’à après qu’ils ont reçu leur diplôme. Y a-t-il des universités qui ont trouvé des moyens pratiques de recueillir ce genre de données sur les étudiants?
Je me demande en Alberta

Cher « Je me demande en Alberta »,

François, à Ottawa, a élaboré un questionnaire d’information sur les étudiants dont il se sert au début de chaque classe. Cet outil l’aide à dresser des profils en vue de la formation de groupes dans le cadre de projets. Cependant, votre question vise un champ beaucoup plus vaste.

À Lethbridge, nous savons maintenant que nous ne recueillons pas assez de renseignements sur les étudiants de dernière année. Y a-t-il quelqu’un qui aurait un bon moyen de recueillir des données auprès des étudiants de dernière année ainsi que de recueillir, de façon continue, des données auprès des diplômés à mesure qu’ils cheminent dans leur carrière?


Cher « Je crie à l’aide à London »,

Dans la dernière édition de notre rubrique, vous avez demandé de l’aide pour enseigner le concept de l’état de l’évaluation de la situation financière dans un cours d’introduction. Voici la suggestion à deux volets que propose Joan Conrod :

  1. Pour aider les étudiants à dresser un tel état :
    À l’aide d’un rétroprojecteur, affichez le bilan tiré d’une question du livre et examinez-le, ligne par ligne, en faisant le lien vers l’état de l’évaluation de la situation financière. Je dresse cet état sur un deuxième transparent au fur et à mesure. Je ne me sers pas des présentations PowerPoint ni des diapositives toutes faites – j’ajoute les éléments, une ligne à la fois.
  2. Pour aider les étudiants à comprendre un tel état :
    Je me sers, à chaque classe qui porte sur ce concept, d’un
    «  véritable  » état de l’évaluation de la situation financière et je demande aux étudiants de l’interpréter. Encore une fois, je mets un transparent à l’écran. Je demande ensuite aux étudiants d’en discuter avec la personne à côté d’eux et d’écrire cinq éléments qu’ils remarquent ou questions qu’ils se posent au sujet des activités, après quoi, chacun des «  groupes  » doit faire un compte rendu.


Chère Angie,

Je suis relativement nouveau dans le domaine de l’enseignement. Les classes où les aptitudes des étudiants sont variées me donnent du fil à retordre. C’est habituellement le cas des cours d’introduction. Est-ce que je dois enseigner en fonction du plus petit commun dénominateur, permettre aux étudiants qui connaissent la matière de quitter la classe ou quoi? Ils doivent tous rester inscrits à ce cours. Que puis-je faire dans une telle situation?
Tourmenté à Toronto

Cher « Tourmenté à Toronto »,

Je lance votre question à nos lecteurs. Y en a-t-il parmi vous qui ont de bonnes idées quant à la façon de traiter d’une situation de la sorte?

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